Jeudi 19 janvier 2012
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C'est l'éternelle question de la frontière entre le sport et le
spectacle. La terrible chute de Hans Grugger lors de l'entraînement de la descente de Kitzbühel (Autriche) le 20 janvier 2011 n'était pas une première sur la fameuse piste de la
Streif. En janvier 2008, l'Américain Scott Macartney était miraculeusement sorti indemne d'une chute juste avant la ligne d'arrivée et avait même perdu son casque au contact avec la piste. En
janvier 2009, le Suisse Daniel Albrecht avait chuté au même endroit que Macartney et était resté 3 semaines dans le coma.
L'équation n'est pas évidente pour les organisateurs de la plus prestigieuse descente de le coupe du Monde
de ski. Plus de 50 000 spectateurs assistent à ce rendez-vous annuel dans le Tirol autrichien dont l'événement est évalué à 5,5 millions d'euros. Beaucoup de moyens sont déployés pour une organisation bien rodée, à laquelle travaillent 1.450 personnes, dont 240 au comité d'organisation, actif toute
l'année, contre quelques dizaines en général dans les autres étapes du "cirque blanc". Le village, repaire de nombreuses vedettes et millionnaires, a su mettre à profit le prestige de sa piste
exigeante et spectaculaire pour attirer des sponsors (Audi, Red Bull et l'opérateur téléphonique A1 notamment) et négocier les droits de retransmission des courses, deux postes qui rapportent
chacun environ un tiers du budget. De quoi assurer le côté "quatre étoiles", la société autrichienne Red
Bull a installé cette année au départ de la course une structure sur deux étages, chauffée et équipée d'un bar, qui permet aux athlètes de se concentrer loin du public, ce qui n'est pas rien
quand on s'apprête à dévaler à plus de 100 km/h la pente la plus inconfortable du circuit. A cela s'ajoutent les revenus de la vente des billets car, contrairement à beaucoup d'autres stations,
le public doit payer pour assister aux courses. Les prix vont de 18 euros le billet simple pour le super-G à 1.700 euros le pass de 3 jours en loge VIP. Avec quelque 100.000 spectateurs attendus
en un week-end, les courses du Hahnenkamm génèrent ainsi 36 à 38 millions d'euros pour Kitzbühel et sa région.
Techniquement il a fallu trouver des solutions pour endiguer les performances des skieurs. Sur une neige
classique, après 3 passages en courbe de descendeurs, la piste serait très dégradée. D'où la nécessité de durcir la neige et rendre la piste encore plus rapide, avec des sauts encore plus
dangereux et des dommages irréversibles en cas de chutes.
Enfin la fierté de ces athlètes empêchera tout éventuel consensus pour améliorer leur sécurité face à une
Fédération internationale désorganisée et l'intérêt commercial des organisateurs. Cette année, la météo a eu raison du business et le super G du vendredi a dû être annulé.
Mardi 27 décembre 2011
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Chaque année pendant la période du nouvel an, la saison
de la coupe du monde de saut à ski s'éclipse derrière la mythique tournée des 4 tremplins. Mythique, car si on participe aux épreuves de le Coupe du Monde, il faudrait parler d'une véritable
communion entre les athlètes et la compétition de saut à ski la plus prestigieuse, probablement encore plus prisée que les Jeux Olympiques.
Tout est parti de la création en 1953 d'une compétition entre deux nations. Puis
d'autres pays ont rejoint les Allemands et Autrichiens dans ce tournoi qui comprend 4 lieux de compétition entre l’Allemagne et l’Autriche, traditionnellement disputé entre
fin décembre et début janvier. Les lieux de ces tremplins de saut à ski sont devenus mythiques et les athlètes y accèdent avec respect comme des chevaliers des temps modernes - le cheval étant
remplacé par un ascenseur rustique qui les conduit sur la plate forme de départ. Quatre noms raisonnent ainsi depuis l'après guerre de chaque côté de la frontière austro allemande : le
Schattenberg d'Oberstdorf, le tremplin olympique de Garmisch-Partenkirchen refait pour l'édition 2008, le tremplin de Bergisel à Innsbruck et le tremplin
Paul-Ausserleitner de Bischofshofen. La télévision a ensuite sacralisé cette compétition et les "hommes-oiseaux" sont devenus de véritables stars qui attirent plus de 15 millions de téléspectateurs et jusqu'à 50
000 personnes au pied des tremplins. Pendant 9 jours, chaque année, les skieurs s'élancent ainsi du haut de ces tremplins pour atteindre une vitesse dépassant les 90 km/h au
bout de la rampe. Une fois arrivés à la fin du tremplin, les skieurs donnent une impulsion afin d'aller le plus loin possible avec une technique qui consiste à mettre les skis en V. Quatre
tremplins et 9 jours pour espérer entrer dans l'histoire et connaître la gloire.
Le Finlandais Janne Ahonen a été le 1er sauteur de l'histoire à remporter 5 fois la Tournée des
4 tremplins (1999, 2003, 2005, 2007 et 2008).
En 2007, pour la première fois dans l'histoire de la tournée des quatre tremplins, deux
sauteurs avaient été déclarés vainqueurs ex-aequo de cette prestigieuse épreuve. Le Finlandais Janne Ahonen et le Tchèque Jakub Janda avaient en effet remporté conjointement la 54e
édition de la tournée.
(photo REUTERS - Ahonen en 2006 sur le tremplin d'Innsbruck en Autriche)
Mardi 20 septembre 2011
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21:25
On m'avait pourtant prévenu. Le mélange des cultures, la beauté du
patrimoine reconstruit après des guerres, tremblements de terre ou incendies.. et surtout cette jeunesse dans la rue qui font d'Istanbul une capitale 3 fois supérieure en nombre d'habitants que
Paris et qui relègue cette dernière à une vieille ville lente et chiante. L'envoûtement est inévitable...
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Publié dans : culture
Jeudi 8 septembre 2011
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A quelques dizaines de kilomètres du centre de
Milan, le parc de Monza est, depuis des décennies, l'endroit privilégié où tous les fanatiques du sport automobile que compte l'Italie donnent libre cours à leur folle exubérance. La piste
est vieillotte, inintéressante, car trop rapide et parsemée de chicanes greffées à l'emporte pièce au fil des années. Lorsqu'ils n'assaillent pas le paddock, les spectateurs bâtissent leurs
propres échafaudages pour mieux dominer le circuit. Des installations branlantes depuis lesquelles ils peuvent contempler les objets de leur adoration : les Ferrari.
Dimanche 4 septembre 2011
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Chaque rentrée scolaire a droit à son marronnier. Chaque ministre chargé de
l'Education aime à déclarer qu'il souhaite s'inspirer du modèle finlandais. Après Xavier Darcos en 2007 et 2008, Luc Chatel est à son tour charmé par l'originalité du système finlandais.
Rien d'étonnant pour un petit pays notamment récompensé par l’évaluation internationale PISA. En 2008, les jeunes finlandais occupaient la première place en
culture scientifique, la deuxième en culture mathématique, la première à égalité avec la Corée du Sud en compréhension de la langue. Mais les atouts d'un petit pays n'expliquent pas seuls ces
données : la Norvège et la Suède, qui ont la même situation géographique et une démographie similaire, n’obtiennent pas les mêmes
résultats. D’ailleurs, quand on observe plus attentivement les choses, on constate que les pays qui ont obtenu les meilleurs résultats ont mené une
politique délibérée d’amélioration de leur système éducatif et qu’ils ont misé sur l’intelligence, sur la compréhension et non sur le par coeur des exercices scolaires.
La Finlande a misé sur une ambiance familiale et conviviale, rythmée par
de journées de 45 minutes de cours et 15 minutes de détente. Tous les Finlandais de quinze ans ont appris
à l’école à cuisiner, utiliser une machine à coudre ou utiliser des machines-outils pour travailler le bois et le métal.
Une des sources de motivation vient du fonctionnement régit par la
confiance et le pragmatisme. Chacun est invité à assumer ses responsabilités. La Finlande a également opté depuis plusieurs années pour un investissement humain massif en faveur de
l'éducation. Les élèves sont au nombre de 16 par classe pour le primaire et de 14 pour le secondaire. Les
salles de classe sont à l’avenant. Tant en primaire que dans le secondaire, l’équipement de base comprend rétroprojecteur, téléviseur, lecteur de DVD, lecteur audio et plusieurs
ordinateurs.Toutes les écoles, primaires et secondaires, disposent d’une salle de technologie bien équipée. Si les enseignants et professeurs sont fiers de
leur métier, les élèves sont sont fiers de leur école. Cette photographie idéale est le fruit de décisions et investissements depuis de nombreuses années dans le secteur prioritaire de
l'éducation. Rien à voir avec la fièvre médiatique de nos ministres lors de la rentrée scolaire.
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