Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 09:00

En avril 2011, la commission de l’agriculture du Parlement européen a tiré le signal d'alarme en publiant un rapport demandant « une utilisation appropriée des antibiotiques sur les animaux» afin qu’ils « demeurent un outil efficace pour combattre la maladie, tant chez les animaux que chez l’homme».  Les chiffres font frémir. En 2009, l'exposition des animaux d’élevage aux antibiotiques était 12,6% au-dessus du niveau de 1999. De plus, ces antibiotiques se retrouvent dans les eaux brutes et traitées. Environ 50 % des antibiotiques prescrits dans l’Union européenne le sont pour les animaux d’élevage, ce qui nécessite « une approche bien coordonnée » du problème, selon la commission de l’agriculture du Parlement européen. Etant donné que la résistance aux antibiotiques est identique pour les humains et les animaux et qu’il est impossible pour un élevage moderne de se passer d’antibiotiques, « le secteur européen de l’agriculture est confronté à un problème gigantesque », affirment les députés. Mais dans les faits rien ne bouge étant donné le poids de l'industrie du médicament vétérinaire. Jusqu'à la prochaine crise sanitaire?

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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 08:30

Il y a d'abord eu cette annonce historique faite lors du dernier salon du Bourget. La compagnie malaisienne AirAsia commandait 200 appareils de la gamme A320, la plus grosse commande de l'histoire de l'aviation civile. Puis récemment, deux sociétés chinoises ont confirmé une commande portant sur 88 appareils toujours de la famille A320 (qui comprend l'A318, l'A319, l'A320 et l'A321). Airbus remplit son carnet de commandes avec l'A320 alors que son emblématique A380 a essuyé un cuisant échec commercial avec le report d'une commande de Hong Kong Airlines pour un montant de 3,8 milliards de dollars. Qatar Airways a pour sa part renoncé à une commande de cinq A380 et s'est déclarée mécontente du projet d'amélioration de l'A350-100. La santé économique de l'avionneur européen passe donc par l'intérêt particulier de compagnies asiatiques notamment low cost pour le segment moyen courrier. Une formidable niche pour l'A320. Un revers pour les stratèges qui ne dessinaient l'avenir de l'aviation civile qu'avec des quadri réacteurs à 2 ponts sur des longs voire très longs courriers...

 

Quant à la bataille de chiffres lors des salons aéronautiques internationaux, il faut se méfier de l'effet d'annonce. Lors de l'édition 2005 du salon du Bourget, Airbus avait déjà surpris en anonçant 125 commandes d'A350 et dont le carnet de commandes fermes peine à décoler. En fait, il s'agissait le plus souvent de déclarations d'intentions pour un avion que personne ne connaissait. Ces annonces "dopent" le titre EADS et flattent les petits actionnaires. En 2007, le salon du Bourget n'avait pas échappé pas à ce cette règle. Les annonces avaient mélangé subtilement les commandes fermes, les confirmations de commandes et les intentions de commandes, alors que Boeing ne faisaient état que de ses commandes fermes.

 

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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 08:00

2628336545.jpg Chaque été a rendez-vous avec son Tour de France. Plus qu'une épreuve sportive, la grande boucle est devenue une institution rassemblant régulièrement 10 à 15 millions de spectateurs sur les bords des routes. Un succès sans faille, peu importe la domination  ou non  d'un coureur, le dopage, la pluie, la canicule, les étapes de transition, les arrivées au sprint, les incontournables cols... le Tour de France attire toutes les générations. Même les affaires de dopage qui rythment le cyclisme international depuis 1998 n'éloignent pas les curieux qui peuvent attendre jusqu'à plus de sept heures sur le bord des routes le passage de la fameuse caravane. Il y a les supporters de champions ou d'équipes qui parfois garent leur camping car plus de 48 heures avant le passage du peloton à l'endroit stratégique de l'étape. La route est ainsi coloriée et ses côtés se transforment en d'interminables serpents de véhicules. Les radios ou télévisions portables sont allumées. On y "saucissonne" une oreille sur la radio et un oeil sur un écran tv pour ne rien perdre du direct. Danois, Espagnols, Texans, Belges, Italiens, Suisses, Allemands et Français cohabitent ainsi. Quant au téléspectateur, il s'installe dans un café, dans un fauteuil, sur un coin de bureau ou dans un magasin d'électroménagers, en famille, seul, entre collègues ou en couple, pour assister à cet incontournable monument cathodique. Les villages de France, les plus belles vallées, les plus grands monuments, les montagnes, les champs de blé, les rivières, les villes, les vaches... défilent ainsi pendant trois semaines comme une carte postale que rien ne pourrait perturber. Oubliés la conjoncture économique, la réforme des retraites, les affaires, le climat... Oubliés aussi les soupçons de dopage sur les derniers vainqueurs de cette course et cette imbrication de l'actualité sportive dans les chroniques judiciaires.

Tout est mis entre parenthèses pour une épreuve fondée sur le deux roues avec qui les Français cultivent une étrange relation. Il y a en effet d'un côté les cuissards multicolores dominicaux et leurs défis sportifs. Et d'un autre la balade paisible en rentrant de la boulangerie. Le cyclisme et le vélo. Comme si ces deux mondes se croisaient une fois par an pendant le Tour de France.

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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 08:00

"Madame Flora est femme de ménage dans un collège. Tous les jours elle fait le ménage de cinq classes, trois bureaux, deux couloirs, deux halls et un escalier. Le seul point d'eau se trouve au rez-de-chaussée. Elle doit donc monter ses seaux d'eau par l'escalier où les bandes antidérapantes ont été arrachées depuis longtemps. Son chariot de ménage se trouve en revanche au premier étage. Elle préfère descendre son équipement à la main. La descente du chariot par les escaliers est périlleuse et lui a déjà valu un accident de travail lorsque la totalité du chariot a basculé sur son pied droit..."

 

Au-delà du débat sur la pénibilité et la réforme de la médecine du travail, il faut lire cet article merveilleusement écrit, qui parle également des services de santé au travail. Lire l'article complet paru dans le quotidien Le Monde du 12 octobre 2010.

 

 

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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 22:00

Avec 25 virages sur un tracé de 5,4 km et un record de 24 voitures à l'arrivée, ce n'est pas la supériorité d'un Vettel, l'absence de pluie ou d'interventions de la voiture de sécurité qu'il faut incriminer ... Mais bien la débilité des créateurs du circuit de Valence et des gestionnaires d'une F1 électronique conjuguée aux DRS, kers et arrêts aux puits avec des gommes qui sont détruites après 15 tours. Ah... les Pirelli "medium" qui n'ont duré que 2 tours de plus que les gommes tendres.


Résultat : tout le monde s'acharne sur l'agaçante domination de Vettel et de Red Bull et oublie que la catégorie reine du sport automobile est devenue sup électronique. Les tergiversations réglementaires ont achevé le travail. Les autorités n'hésitent plus à changer le règlement en cours de saison, pendant un week-end de prix - la volonté de castrer le taureau rouge en interdisant la cartographie spéciale qualification a fait pschiit - ou entre 2 courses, pour casser la marche de Vettel vers un deuxième titre. Dernière trouvaille de la Fédération internationale automobile, la fin des diffuseurs soufflés au freinage annoncée entre les grands prix d'Europe et d'Angleterre.

 

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