Jeudi 25 décembre 2008
Ce pourrait être une fable ou le début d'une histoire de Paasilinna. Ce n'est en fait qu'un focus sur l'article d'Alain Thiesse paru dans l'Est Républicain du 23/11/2008, "le sang des sangliers".

Quatre sangliers qui avaient trouvé refuge dans la cour d'une maison à Essey (Nancy) non habitée ont été abattus par le lieutenant de louveterie. Intrigué par ce récit, je découvre que le sous titre parle de cochons sauvages et je comprends mieux le style choisi par M. Thiesse pour nous raconter cette histoire. Notre ami journaliste s'est laché avec des images fortes, des phrases courtes pleines d'émotions guerrières et les sangliers devenus cochons sauvages sont nos meilleurs amis des animaux à la fin de l'article. On pourrait rigoler, mais c'est en page Evénements (page 2) et en Une du quotidien. Je pense que le véhicule de M. Thiesse n'a jamais été heurté par un gentil petit cochon sauvage. Mais le coup du Grosdidier qui se poste en léger, c'est du lourd...


"La cour du numéro 38 est une cage. Celle d'un cirque à ciel ouvert visité par les riverains. Dans le froid et les premiers flocons de neige de l'année, l'atmosphère de la rue Parmentier va s'électriser, se surchauffer. D'un coup. Au moment où l'nu des deux lieutenants de louveteries sort une carabine à lunette de son véhicule. Calibre 9.575 indique le lieutenant Gilles Grosdidier. Du lourd. En témoigne la taille des balles alignées dans une cartouchière fixée à même la crosse de l'arme. Vous n'avez pas le droit de faire ça hurle une femme depuis sa fenêtre, il existe des vétérinaires dans le coin, on pet les endormir ces bêtes. Des enfants pleurent, eux aussi ils ont compris. Un adolescent se plaque les mains jointes sur le visage. Son père l'emmène à l'écart. Entre les seringues hypodermiques et les armes, les chasseurs onf fait leur choix. Celui de tuer. Sous l'oeil de Philippe Kierren, Gilles Grosdidier se poste en léger en surplomb, sur un muret mitoyen. A moins de 5 m des quatres bêtes. Un premier coup de feu claque sèchement entre le mur des maisons. Une bête s'effondre. Les trois autres ne bronchent pas. Pas un grognement. Pas une tentative de fuite. Chacun une balle. Carton plein. Terminé. Un sale boulot.... Marqué par les impacts de plomb qui ont traversé de part en part les cochons, la cour a servi de pare-balles. Un angle de tir sécurisé selon le chasseur..."
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Dimanche 16 novembre 2008
Tous les médias ont traité la crise financière. Vous savez tout sur les réunions politiques, les dernières déclarations, le cours de l'Euro et les actions du CAC 40... cette crise en occulte curieusement une autre encore plus grave en termes de sané publique ; la crise alimentaire.

En 2007, la facture céréalière des 82 pays à faible revenu et à déficit vivrier avait déjà atteint 28 milliards de dollars, soit une hausse de 14% en 1 an. Et comme les pays producteurs ont récemment décidé de restreindre leurs exportations pour faire baisser chez eux les prix de l'alimentation, les cours mondiaux ont encore grimpé et les pays les plus pauvres vont devoir restreindre leurs importations.
Les cours du blé mais aussi du maïs, de l'orge, de l'avoine, du sorgho et du riz battent tous les records sur les marchés mondiaux. Au delà des phénomènes conjoncturels (lire la véritable menace des biocarburants), la naturelle insuffisance de l'offre par rapport à une demande en rapide expansion est le principal facteur de cette crise qui menace la planète. Il faut par exemple 3 kg de fourrage pour permettre à une vache d'engraisser de 1 kg. Manger devient pour de nombreuses personnes un luxe : 36 Etats ont eu recours à l'aide alimentaire en 2007. L'équation est simple : de plus en plus de bouches à nourrir sont réparties inégalement, la concurrence entre les récoltes pour manger et celles pour rouler est de plus en plus vive.

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Dimanche 16 novembre 2008
Pendant longtemps, on m'a raconté qu'il y avait deux catégories de personnes qui mettaient des bottes pour sillonner une exploitation. Celle qui arrive dans son 4x4 allemand, les bottes dans le coffre, ne s'attardant pas et repartant parfois avec un chèque au bout de 15 minutes. Il y en a une autre qui prend le temps d'écouter ces passionnés de la terre, de se lever tôt avec eux le matin, de partager un repas avec eux, d'essayer de comprendre les enjeux sanitaires, économiques... Voici le résultat en images ...


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Samedi 18 octobre 2008
"Nous étions 27 musiciens sur scène au début. Y'avait même des banquiers suisses. Puis la crise est venue et nous ne sommes plus que 3 mais l'un d'eux doit repartir chez lui ce soir car c'est la fin de la tournée."  L'Américain Toby Dammit (déjà présent dans la tournée Taxi Europa) et le Hollandais Reyn sont donc les rescapés de cette tournée.

C'est ainsi que Stephan Eicher ponctuait plus d'un an de tournée vendredi 17 octobre 2008 à Paris. Pour saluer le public, Eicher avait donné Rendez-vous au théâtre des Folies Bergères. Le décor était planté.


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Jeudi 2 octobre 2008
Le 18 septembre 2008, un décret paru au Journal officiel relatif à l'appellation d'origine contrôlée (AOC) "camembert de Normandie" prévoit l'obligation d'utiliser le lait cru, ni thermisé, ni microfiltré. Une défaite pour l'industriel Lactalis qui avait imaginé une nouvelle technique de production pour tordre le cou à la listeria. Selon Lactalis, le fromage au lait cru serait même devenu un danger pour la santé publique. Le consommateur n'a pas suivi ce choix industriel : il a boudé ce camembert au lait réchauffé mis en service début 2007.

En 1988, le fondateur de Lactalis avait engagé un énorme pari ; mouler 80 000 camemberts par jour dans son usine phare de Normandie non plus à la main mais à l'aide d'un robot. Les contraintes du lait cru reconnu difficile à travailler auront eu raison de cette aventure industrielle et cette fameuse usine va être prochainement et simplement fermée. Le porte parole de Lactalis pouvait stigmatiser la forte hausse du prix du lait pour argumenter cet échec industriel, le camembert au lait cru a encore de beaux jours devant lui, avec des méthodes de production traditionnelles. Serait-ce un avant goût de ce que devrait être une politique agricole : des produits régionaux adaptés aux marchés locaux.
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