Jeudi 1 mai 2008
La pression du manager d'Europe 1 sur sa rédaction pour que les journalistes annoncent, avant de vérifier l'information, la mort de Pascal Sevran illustre le malaise au sein de cette radio. Cette situation, qui intervenait 24h après l'annonce par le patron d'Europe 1 de la création d'une commission de déontologie, a été agravée par les excuses bidons d'Elkabbach : "J'assume personnellement une erreur collective". Cette histoire devenue nationale, me fait penser à ce que me racontait récemment un ami ; dans son entreprise, le directeur adjoint a (dès son arrivée) demandé la création d'une commission de déontologie. Puis il a contourné toutes les procédures de recrutement pour imposer une personne de sa famille dans cette entreprise en lui créant un statut sur mesure pour justifier sa rémunération. Depuis ce jour, cet ami se méfie beaucoup des personnes qui affichent des principes merveilleux de déontologie...

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Jeudi 1 mai 2008
Dans la même série que ce je vous disais sur la viande avariée, je recommande cet artcile publié dans l'hebdomadaire Le Point sur la situation des abattoirs en France. Au-delà de crier au scandale sur le fait qu'on nous cahe tout, tout un mode de fonctionnement des administrations concernées est à repenser. Les Préfets semblent ne plus avoir de rôle régalien avec la pression économique : sauvegarder des bassins d'emplois passe avant tout. Je ne parle même pas des pressions des fédérations professionnelles (de la viande) dont les leaders manipulent depuis les dernières crises sanitaires les conseillers du ministère chargé de l'agriculture. Quant aux services de l'Etat, leur paupérisation est tellement alarmante qu'ils sont incapables d'exercer une pression de contrôle.
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Vendredi 18 avril 2008
Chère NKM, en politique plus que nulle part ailleurs, s'il est une faiblesse de ne pas croire en soi, il en est une autre plus forte encore de n'en jamais douter. Une sagesse que tes collègues et surtout le Président Nicolas Sarkozy semble ignirer.

Je suis convaincu que la vie au sein de ce gouvernement n'est pas un long fleuve tranquille. Je suis persuadé que les femmes de ce gouvernement ont peut être moins droit à l'erreur que leurs collègues masculins si elles ne parlent pas comme une poissonnière. Je vois bien que tu te retrouves étrangement seule face notamment à la presse sur les dossiers complexes du ministère chargé de l'écologie alors que tu as été systématiquement écartée des parades et autres sorties faciles organisées par M. Borloo. Les journalistes accrédités à l'hémicycle le savent aussi ; on ne dérange pas ton ministre à la buvette de l'Assemblée. Mais peu importe tous ces détails, il y a des personnes qui t'aiment et veulent créer un comité de soutien "pour sauver NKM". Voici d'ailleurs le visuel retenu par le bureau de ce comité :


 
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Dimanche 13 avril 2008
Mardi 25 mars 2008, il aura fallu que le quotidien Le Parisien publie un article relatif à la présence de viandes avariées dans la chaîne alimentaire pour que le Directeur général de la Santé confirme cette information et le Directeur général de l'alimentation donne à la presse tous les détails sur le cheminement de cette viande. Pendant ce temps, rien n'était diffusé sur les sites Internet des ministères de l'Agriculture ou de la Santé (pourtant pourvu d'une rubrique sur les alertes). Ce n'est pas la première fois que la filière viande française est touchée par un incident sanitaire et au-delà de la salubrité des aliments, se pose l'éternelle question de l'information du consommateur. Les autorités sanitaires françaises préfèrent ne pas parler de leurs contrôles positifs et minimisent les faits, en accord avec les professionnels concernés.

Souvenez-vous, c'était le 28 novembre 2006, 3 jours après que plusieurs tonnes de viande avariée aient été saisies dans le Val d'Oise lors de la mise en évidence d'un traffic organisé, les services vétérinaires du Maine et Loire contrôlaient 22 tonnes de boeuf dans la société Covi, spécialisée dans la préparation de plats cuisinés, raviolis et corned beef. La viande avait été livrée le 24 novembre par l'entreprise Charal. Cinq pains de boeuf (sur 6) présentaient des défauts visuels (nécroses, lésions hémorragiques). Un autre stock de viande livré par Soviba se révélait également suspect. L'ensemble de la viande était consigné et Covi était placée sous contrôle vétérinaire. Aucune information n'était faite jusque la Direction générale de l'alimentation reconnaisse que "cette viande consignée aurait dû être au mieux destinée à l'alimention animale".  Chez Covi, on affirmait que les contrôles réalisés dans le site de production corrézien n'avait révélé aucun problème. Même son de cloche chez Soviba où l'on prétendait qu'aucun lot non conforme n'auvait été livré.

Pourtant le 15 décembre 2006, la Direction générale de l'alimentation diffusait un bulletin d'alerte et rappelle avec les Fraudes 650 000 boîtes de corned beef, 550 000 autres boîtes de la période de production n'ayant pas été distribuées dans les magasins. Covi gèrait elle-même le rappel. Toujours aucune information destinée au grand public. Or l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) considèait que "si une quantité de microbes sont très importantes, la stérélisation ne suffit pas". L'alerte européenne diffusée le 21 décembre 2006 faisait mention de "produits susceptibles d'être dangereux pour la santé humaine" et concernait la Grande Bretagne, l'Irlande, la Belgique et la Grèce. Il avait fallu que l'affaire soit dévoilée par le quotidien Le Parisien du 16 janvier 2007 pour que les autorités sanitaires parlent et répondent aux médias et fassent leur devoir d'information. Pendant ce temps, les professionnels concernés refusaient de se remettre en question.

Actualisé le 12 avril 2008 :  Et ce n'est pas fini, mercredi 9 avril 2008, l'hebdomadaire Le canard enchaîné évoquait une note de M. Bournigal, Directeur général de l'aimentation, sur l'état des abattoirs en France. Edifiant : 46% des abattoirs de volailles ne seraient pas conformes, 42 % des autres abattoirs écoperaient d'une mauvaise note.

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Vendredi 14 mars 2008

110

Il y a des semaines comme cela où tout pourrait se résumer à un nombre. Le jour où le cours du pétrole franchissait la barre historique des 110 dollars le barile, le dernier poilu, Lazare Ponticelli,  décédait à l'âge de 110 ans.
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