Lundi 10 mars 2008
'heima' is sigur rós's first ever film, filmed over two weeks during the summer of 2006 when the band undertook a series of free, unannounced concerts in iceland. they hauled 40-plus people round 15 locations to the furthest flung corners of their homeland for their debut venture into live film, to create something, well, inspirational.

More on 'heima' (icelandic for "at home" or "homeland"), here, or there.




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Lundi 10 mars 2008
On va longtemps reparler de la chute de Matthias Lanzinger lors du Super G de Kvitfjell en Norvège (vidéo à regarder), le 2 mars. Tout d'abord parce que le jeune autrichien est passé tout près de la mort. Mais aussi parce que des suites judiciaires  seront attendues par la famille et la fédération du sportif.

La Fédération internationale de ski préfère pondre des règlements pour limiter à 50 mm la hauteur des chaussures au dessus de la neige au lieu de veiller à ce que des secours dignes de ce nom soient mis à disposition sur les épreuves de vitesse avec notamment des hélicoptères médicalisés. La manière dont Lanzinger a été évacué dans un traineau avant d'être transporté à Lillehammer dans un hélicoptère de tourisme puis rapatrié sur Oslo en raison de la gravité de ses blessures en dit long sur l'amateurisme de l'organisateur. Un enchînement de dysfonctionnements est aujourd'hui montré du doigt par la presse autrichienne (lenteur des secours, pas d'hélcoptère médicalisé, hôpital local de Lillehammer non équipé...). Chaque seconde compte lors de complications vasculaires et l'amputaion a été inévitable après 2 interventions.

Maintenant, certains ont cherché un brin de popularité en répondant à la presse. Les réactions d'Yves Dimier (directeur technique de l'alpin français) et de Stéphane Sorrel (entraîneur de l'équipe de France de vitesseSuper G) sont ainsi devenues inappropriées et ils auraient mieux fait de se taire au lieu de sortir des banalités si fades du style "notre sport est un sport à risques"


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Mardi 26 février 2008
Un jour  le Président Sarkozy demande à ce que la mémoire de la Shoah soit évoquée en France aux écoliers des classes de CM2. Un autre jour, il décide de transformer les chaînes de tv publiques en une BBC à la Française supprimant les recettes publicitaires sans année de transition, tout en réinjectant la publicité commerciale sur les radios du groupe radio france. Un autre jour, il souhaite que la gastronomie française soit inscrite au patrimoine de l'humanité. Un autre jour, il déclare que l'Etat doit se porter garant du société privée lorraine à laquelle il a rendu visite comme au temps où il était en campagne.
C'est ainsi formidable de se lever le matin en pensant à un truc.
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Samedi 23 février 2008
Lors de la foire agricole de Paris 2007, le quotidien Le Monde posait la question de la place de l'agriculture française et de son ministère. On sait depuis que le syndicat majoritaire français (FNSEA) a obtenu que ce thème n'échoue pas dans un secrétaire d'Etat et reste attaché à un ministère entier.

Aujourd'hui, tous les indicateurs économiques du secteur agricol sont au vert gâce à la hausse du prix des matières premières et la crise de fond de ce ministère est éclipsée par les sourires de toute la famille agriculture qui pavoise. Pourtant, les changements de nom de ce ministère pourraient à eux seuls illustrer la crise de ce secteur ; agriculture, pêche et alimentation - agriculture et affaires rurales - agriculture et pêhe. En suivant l'évolution du ministère de l'agriculture et de la pêche, on se rend compte que ses actions et ses 35 000 fonctionnaires devraient être logiquement répartis entre plusieurs ministères (finances, éducation, santé, écologie, culture et aménagement du territoire). Au lieu de profiter de la pluridisciplinarité de ses corps (enseignants, économistes, vétérinaires, ingénieurs...), le ministère français de l'agriculture s'est installé dans un mutisme perturbé par quelques crises sanitaires. Une fois ces dernières passées, les interprofessions défilent de nouveau rue de Varenne pour imposer une vision économique aux dossiers.

Autre anecdote, la dernière loi relative au monde agricole qui devait s'appeler "loi de modernisation agricole" a été changée en "loi d'orientation agricole". Comme si la modernisation de ce secteur était un gros mot. Comme si les clichés antiques pouvaient survivre dans ce secteur. Comme si l'industrialisation était le seul vocable autorisé pour les méchants OGM. C'est ainsi qu'on se retrouve avec une femière qui fait des yaourts à la louche pour promouvoir les produits laitiers d'un des leaders mondiaux de l'agroalimentaire.

Je suis persuadé qu'il y aurait matière à faire évoluer notre agriculture avec des axes de travail très simples ;
- Transférer les enseignants du secteur agricole à l'éducation nationale.
- Réformer les services de ce vieux ministère de l'agriculture en, par exemple, supprimant ses deux directions départementales au profit d'un échelon unique régional.
- Articuler filière agricole, recherche publique scientifique et instituts publics
.
- Favoriser un véritable programme culturel rural.


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Samedi 23 février 2008
L'ouverture de l'édition 2008 du salon international de l'agriculture me rappelle une superbe phrase du secrétaire général du syndicat agricole français, la FNSEA. Non que je doutais de la véracité des dires de M. Dominique Barrau, mais je n'avais simplement pas eu le temps de la reformurler. A quoi bon ? Quand on s'exclame "on est en démocratie, on n'est pas dans une tribu africaine où chacun fait sa loi", on doit assumer ce ton légèrement colonial et méprisant qui frise le bon vieux racisme du "Y'a bon Banania !". En réalité, cela ne me choque pas venant de cette maison traditionnelle qui prône le productivisme favorisant les grands céréaliers de l'hexagone.  En effet et c'est bien connu, un con cela ose tout. C'est même à cela qu'on le reconnait.
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