Nürburgring, rien qu'à la prononciation de son nom chargé d'histoire et
d'anecdotes, l'émotion est garantie. Imaginez un tracé de 20,8 km, situé à 70 km au sud de Cologne et à 12à km au nord de Francfort, se faufilant dans les montagnes du Mont Eifel.monde
entier.
Interdites au niveau européen après l'apparition de la maladie de la vache folle, les farines animales pourraient être de nouveau acceptées pour certains types d'élevages. Depuis début 2008, Bruxelles (dans le cadre de la PAC) étudie, suite à l'augmentation des prix des aliments importés pour bétail (100 % d'augmentation pour le soja chinois et brésilien) de réintroduire, non pas les farines produites à partir de sous-produits issus de ruminants, mais celles produites avec des restes de porcs, de volailles et de poissons, à certaines conditions. Les représentants des formes d'élevage non-conventionnels (raisonné, biologique, petits élevage traditionnels...) préfèrent un renforcement des soutiens pour l'élevage à l'herbe et notamment pour la production de fourrages à base de légumineuses (luzerne, vesce, lotier...).
En juillet 2010, Bruxelles avait proposé de lever l’interdiction du recours à « certaines farines animales » pour l’alimentation des non-ruminants et de mettre fin à l’abattage systématique des animaux menacés lorsqu’un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) est décelé dans un troupeau. Le 6 juillet 2011, le Parlement européen a accueilli favorablement la proposition de la Commission européenne de lever, sous conditions, l’interdiction des protéines animales transformées dans l’alimentation des non-herbivores, notamment les porcs. Il s’est opposé en revanche à la réduction des budgets consacrés à la recherche sur l’ESB. Outre une réintroduction strictement destinée aux non-herbivores (volailles, porcs), le Parlement européen exige que les protéines animales transformées (PAT) proviennent uniquement d’espèces n’ayant aucun lien avec les encéphalopathies spongiformes transmissibles. En France, l'instance consultative du Conseil national de l'alimentation (CNA) a émis un premier avis favorable pour cette réintroduction. L'avis définitif du CNA est attendu pour septembre 2011. Puis viendra celui de l'agence nationale sanitaire (ANSES).
Poule aux oeufs d'or
Il faut savoir que les co-produits non consommés absorbés directement par l'industrie alimentaire comme certains abats, peaux, graisses… représentent un volume important. Deux problèmes se sont posés aux deux filières de l'élevage animal et de la pêche. Comment valoriser les sous-produits et comment les détruire? En effet, s'ils ne sont pas utilisés, le volume des déchets est tel qu'il implique qu'ils soient détruits au sein d'unités spécialisées puisque l'enfouissement est également source de pollution et de risque sanitaire. Les farines animales sont donc devenues un business très rentable avec des circuits bien organisés à l'image de la valorisation des produits issus de centres d'équarrissage. En 1997, les farines animales représentaient 2,4% des matières premières utilisées pour la fabrication d'aliments composés pour l'homme. Depuis la crise de l'ESB, l'industrie de la valorisation des farines animales s'est réorientée notamment dans les fertilisants.
En attendant les avis définitifs des autorités sanitaires, une telle réintroduction risquerait de mettre à mal un des acquis de la crise de la vache folle : la traçabilité. Nous savons que les équarrisseurs mélangent par exemple les animaux sans aucune traçabilité. Et dans un élevage, si par "erreur" les bovins mangeaient des protéines destinées aux volailles, ou les procs des protéines destinées aux poissons? Comment le consommateur pourra savoir si ses aliments proviennent d’animaux qui auront été nourris (ou pas) par l’homme avec des protéines provenant de l’incinération des restes d’autres animaux?
Coincé entre le Buckinghamshire et le Northamptonshire, le circuit de Silverstone est à deux pas de Milton Keynes, village qui abrite le siège de l'équipe autrichienne Red Bull racing. Silverstone, c'est d'abord un héritage de l'histoire où chaque passionné britannique vient communier sa croyance dans le sport automobile. La campagne est belle et verte. Les spectateurs cultivent l'esprit gentleman et patientent sans broncher dans leur Jaguar familiale pour franchir les kilomètres de bouchons sur les petites routes de campagne.
Silverstone, c'est aussi le berceau du patriotisme britannique. Ancienne base aérienne de la Royal Air Force mise en service en 1943, devenue propriété du Royal Automobile Club à la fin de la seconde guerre mondiale. En 1948 Silverstone accueille sa première course, le grand prix de Grande Bretagne de Formule 1, sur les pistes de l'ex aérodrome. Dès 1949, ces pistes d'aviation sont abandonnées au profit du tracé extérieur. Longtemps considéré comme le temple de la vitesse, Silverstone a subi des réaménagements du tracé pour devenir certes moins rapide mais techniquement très éprouvant et intéressant pour le pilotage. Le réglage des voitures est un compromis entre vitesse de pointe élevée et grandes courbes nécessitant beaucoup d'appuis. Sans oublier le vent qui perturbent souvent les données théoriques des ingénieurs et rend les conditions climatiques aléatoires, c'est l'été caniculaire ou une succession d'averses avec une température de 14° degrés. Heureusement depuis 1948, le flegme britannique est toujours présent.
|
|
La veille de son déplacement dans la Sarthe à la rencontre d'agriculteurs, le président Sarkozy a eu la désagréable surprise de la publication d'un nouveau rapport dans le quotidien LES ECHOS du 27/06/11 sur les marges des prix agricoles dans la distribution. Depuis dix ans et sur bon nombre de produits issus notamment de l’élevage, les marges des distributeurs ont fortement augmenté tandis que la plupart de celles de leurs fournisseurs ont baissé, indique le rapport Chalmin sur l’observatoire des prix et des marges présenté aujourd’hui au gouvernement. Selon l'article des Échos, pour la longe de porc par exemple, en 2000, 45 % du prix final allaient au producteur ; en 2010 il n’en percevait plus que 36 %. L’abatteur a également perdu une part de ses marges, ajoute le quotidien économique, passant de 11 % à 8,8 %. Le pourcentage du distributeur a, lui, augmenté de 39 % à 55 %. Un phénomène similaire a concerné d’autres produits comme le lait longue conservation, le beurre, les viandes bovines, les fruits et légumes.
commentaires