Sarkozy : ce que la presse étrangère en pense

Publié le par gunnar

En lisant vos derniers commentaires, j'ai observé des analyses de la presse étrangère et écouter les revues de presse étrangère diffusées par des radios et tv françaises (RFI, itélévision...). Exception faite de la presse bulgare qui fait l'éloge du couple Sarko pour son rôle lié à la libération du médecin et des infirmières bulgares, de nombreux quotidiens disent tout haut ce que la presse française ne voit plus ou ne dit plus... A l'étranger, on juge désormais le président français sur ses actes et non plus sur ses discours. La presse de droite pointe une politique économique sans imagination. Les journaux allemands  s'étonnent du côté populiste de l'homme. Le fameux "Je ne suis pas venu vous faire la morale" (26 juillet 2007 à Dakar) a pour sa part été démonté par le Camerounais Achille Mbembe dans un texte qui pourrait s'intituler "Sarko, Hegel et les Nègres", très diffusé en Afrique francophone.

Un des meilleurs extraits de cette liberté de la presse étrangère est publié dans Courrier international, il s'agit d'un article de Delcan Ganley dans The Wall Street Journal qui commence ainsi :
Dans la vie de Brian
, le film des Monthy Python, un révolutionnaire dans la Jérusalem antique tente de motiver ses partisans contre les colonisateurs romains. Qu'est-ce que les Romains ont fait pour nous. A son grand dam, les autres déballent toute une liste de bienfaits apportés par les conquérants : l'aqueduc, la voirie, l'éducation... Deux millénaires après Brian, voilà qu'on pose une question tout aussi stupide. "En tant qu'idéologie, en tant que dogme, qu'a apporté la libre concurrence à l'Europe ?" s'est demandé le président français Nicolas Sarkozy à l'occasion du dernier sommet de l'Union européenne, fin juin 2007.  La liberté ,lui a répondu un chef d'entreprise irlandais ulcéré... (lire la suite).

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gunnar 04/09/2007 22:37

Merci pour cette intéressante lecture. J'ai beaucoup lu sur cette vision de la France ressemblant aux années berlusconiennes de l'Italie. On en prend le chemin.En termes de communication, on a découvert une grande nouveauté cette semaine dans notre constitution. C'est le rôle du secrétaire général de l'Elysée, véritable vice président, prêt à sortir en direct sur les ondes pour relever le mot tabou prononcé par Mme Lagarde, "rigueur"... cela me donne une idée de post

Queen mother 04/09/2007 10:56

Deux ou trois petites choses pour aller dans le sens du post de notre cher Gunnar. Pour rire un peu (même si c'est plutôt à pleurer de honte) : lorsque Paris Mach a "gommé" les bouées de notre macho de Président, indûmment "captées" par des photographes étrangers,le journal espagnol El Pais a traité NS de "El Senor Michelin". Il l'avait bien cherché, mais quelle tristesse ! On se demande à quoi peuvent bien lui servir ses petits trottinements ? Autre chose. Plus grave. Eva Joly (actuellement conseillère du gouvernement norvégien et qui n'est pas n'importe qui comme chacun sait : remember Elf)le compare à Berlusconi lorsqu'il dit vouloir dépénaliser les crimes économiques et choisir ainsi de soutenir ce type de délinquants contre les victimes alors que, dans le même temps, il veut pénalement responsabiliser les enfants et les déments (cf le Monde du 4-29). Il veut aussi empêcher la prise en compte des témoignages anoymes à contre courant des instances internationales, comme l'ONU ou l'OCDE, qui demandent à leurs membres de légiférer pour protéger les témoignages anonymes. La France de Sarkozy ou le déni des victimes. Pour en savoir un peu plus sur l'hyperactivité si chère à NS, référez-vous à l'ouvrage de Patrick Lemoine intitulé "L'ennui est un enjeu planétaire" où ce psychiatre préconise, entre autres, de ralentir l'activisme forcené des enfants le mercredi. Il prend l'exemple de quelques personnages historiques pour étayer ses propos. Il parle d'Einstein comme un enfant qui s'ennuyait et ose écrire "les hyperactifs sont rarement des génies". Plus loin, il dit encore "il y a ennui (contraire de l'hyperactivité) dès qu'il y a civilisation" et évoque ces grands patrons extrême orientaux qui sont capables de faire des pauses dans des couvents pour méditer, voire jusque s'ennuyer. Ces informations sont reprises d'un article paru dans Libé du lundi 3/09/2007 et le livre en question est publié chez Armand Colin. A très bientôt.