agriculture


Vendredi 31 juillet 2009
Le nouveau ministre de l'agriculture vient d'annoncer qu'il justifiait la hausse des marges des ditributeurs. Marges qui sont au centre des discussions pour tenter de trouver un accord sur le prix du lait. Les éleveurs laitiers disent vendre leur production au plus bas prix, argument incompréhensible pour les consommateurs qui ne voient que le prix final sur les produits laitiers. Avec Le Maire, seuls les intérêts de la distribution comptent. Et c'est bien là le propos choc d'un ministre de l'agriculture.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Dimanche 16 novembre 2008
Pendant longtemps, on m'a raconté qu'il y avait deux catégories de personnes qui mettaient des bottes pour sillonner une exploitation. Celle qui arrive dans son 4x4 allemand, les bottes dans le coffre, ne s'attardant pas et repartant parfois avec un chèque au bout de 15 minutes. Il y en a une autre qui prend le temps d'écouter ces passionnés de la terre, de se lever tôt avec eux le matin, de partager un repas avec eux, d'essayer de comprendre les enjeux sanitaires, économiques... Voici le résultat en images ...


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Jeudi 2 octobre 2008
Le 18 septembre 2008, un décret paru au Journal officiel relatif à l'appellation d'origine contrôlée (AOC) "camembert de Normandie" prévoit l'obligation d'utiliser le lait cru, ni thermisé, ni microfiltré. Une défaite pour l'industriel Lactalis qui avait imaginé une nouvelle technique de production pour tordre le cou à la listeria. Selon Lactalis, le fromage au lait cru serait même devenu un danger pour la santé publique. Le consommateur n'a pas suivi ce choix industriel : il a boudé ce camembert au lait réchauffé mis en service début 2007.

En 1988, le fondateur de Lactalis avait engagé un énorme pari ; mouler 80 000 camemberts par jour dans son usine phare de Normandie non plus à la main mais à l'aide d'un robot. Les contraintes du lait cru reconnu difficile à travailler auront eu raison de cette aventure industrielle et cette fameuse usine va être prochainement et simplement fermée. Le porte parole de Lactalis pouvait stigmatiser la forte hausse du prix du lait pour argumenter cet échec industriel, le camembert au lait cru a encore de beaux jours devant lui, avec des méthodes de production traditionnelles. Serait-ce un avant goût de ce que devrait être une politique agricole : des produits régionaux adaptés aux marchés locaux.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Samedi 23 février 2008
Lors de la foire agricole de Paris 2007, le quotidien Le Monde posait la question de la place de l'agriculture française et de son ministère. On sait depuis que le syndicat majoritaire français (FNSEA) a obtenu que ce thème n'échoue pas dans un secrétaire d'Etat et reste attaché à un ministère entier.

Aujourd'hui, tous les indicateurs économiques du secteur agricol sont au vert gâce à la hausse du prix des matières premières et la crise de fond de ce ministère est éclipsée par les sourires de toute la famille agriculture qui pavoise. Pourtant, les changements de nom de ce ministère pourraient à eux seuls illustrer la crise de ce secteur ; agriculture, pêche et alimentation - agriculture et affaires rurales - agriculture et pêhe. En suivant l'évolution du ministère de l'agriculture et de la pêche, on se rend compte que ses actions et ses 35 000 fonctionnaires devraient être logiquement répartis entre plusieurs ministères (finances, éducation, santé, écologie, culture et aménagement du territoire). Au lieu de profiter de la pluridisciplinarité de ses corps (enseignants, économistes, vétérinaires, ingénieurs...), le ministère français de l'agriculture s'est installé dans un mutisme perturbé par quelques crises sanitaires. Une fois ces dernières passées, les interprofessions défilent de nouveau rue de Varenne pour imposer une vision économique aux dossiers.

Autre anecdote, la dernière loi relative au monde agricole qui devait s'appeler "loi de modernisation agricole" a été changée en "loi d'orientation agricole". Comme si la modernisation de ce secteur était un gros mot. Comme si les clichés antiques pouvaient survivre dans ce secteur. Comme si l'industrialisation était le seul vocable autorisé pour les méchants OGM. C'est ainsi qu'on se retrouve avec une femière qui fait des yaourts à la louche pour promouvoir les produits laitiers d'un des leaders mondiaux de l'agroalimentaire.

Je suis persuadé qu'il y aurait matière à faire évoluer notre agriculture avec des axes de travail très simples ;
- Transférer les enseignants du secteur agricole à l'éducation nationale.
- Réformer les services de ce vieux ministère de l'agriculture en, par exemple, supprimant ses deux directions départementales au profit d'un échelon unique régional.
- Articuler filière agricole, recherche publique scientifique et instituts publics
.
- Favoriser un véritable programme culturel rural.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Samedi 23 février 2008
L'ouverture de l'édition 2008 du salon international de l'agriculture me rappelle une superbe phrase du secrétaire général du syndicat agricole français, la FNSEA. Non que je doutais de la véracité des dires de M. Dominique Barrau, mais je n'avais simplement pas eu le temps de la reformurler. A quoi bon ? Quand on s'exclame "on est en démocratie, on n'est pas dans une tribu africaine où chacun fait sa loi", on doit assumer ce ton légèrement colonial et méprisant qui frise le bon vieux racisme du "Y'a bon Banania !". En réalité, cela ne me choque pas venant de cette maison traditionnelle qui prône le productivisme favorisant les grands céréaliers de l'hexagone.  En effet et c'est bien connu, un con cela ose tout. C'est même à cela qu'on le reconnait.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

catégories

recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus