santé


Dimanche 26 juillet 2009
La nomination de Pascale Briand à la tête de la Direction générale de l'alimentation, le 22 juillet, laisse songeur. Tout d'abord parce que tout a été fait discrètement et je me demande s'il s'agit d'un coup monté par le jeune Martin Guespereau à qui Matignon avait confié le projet de fusion des deux agences sanitaires françaises, AFSSA et AFSSET. Ces deux entités se livrent une guerre de clocher fantastique mais sur le papier seule l'AFSSA a une crédibilité pour ses travaux et une légitimité qui remonte à la crise dite de la vache folle. L'AFSSET se perd entre un rôle de tête de réseau qu'elle ne peut pas animer et un autre rôle d'expert dont la faiblesse des avis n'a pas convaincu ni le public ni la communauté scientifique. Pire, elle est accusée de copier coller des études d'autres organismes dans des rapports qu'elle signe et ne comprend pas.
Le Gouvernement français avait envoyé un signe fort en plaçant l'actuelle Directrice de l'AFSSA à la tête de la Direction d'administration centrale qui est une des tutelles de l'Agence. Mais comment Mme Briand pourrait oublier les intérêts qu'elle défendait par exemple dans le contexte de forte contrainte budgétaire? Pour l'anecdote, M. Guespereau n'aurait pas apprécié la résistance du Dr Briand et avec l'aval du Premier ministre, l'aurait éjectée à l'agriculture. Mais à la rentrée des classes, le rêve du jeune Martin a tourné au cauchemar. Le Gouvernement a en effet choisi (en plein été) l'ancien directeur de Cabinet de Luc Chatel pour succéder à Mme Briand et diriger l'AFSSA : Marc Mortureux. Ce mouvement a surpris voire déçu M. Guespereau. Le spécialiste de l'évaluation des risques devient directeur d'une administration centrale et le directeur de Cabinet d'un ministre devient responsable de l'évaluation des risques. Une étrange façon de séparer la gestion de l'évalution du risque. Quant au jeune Martin, il fait désormais tout ce qu'il peut pour résister à cette fusion des agences car aujourd'hui l
e successeur de Mme Briand à l'AFSSA pourrait donc bien être le super Directeur général des deux plus grandes agences sanitaires françaises réunies.
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Vendredi 2 mai 2008
Elles ont pris leur place dans les espaces commerciaux. C'est parti d'une recommandation du ministère de la Santé, de chiffres sur la percée de l'obésité en France et notamment chez les jeunes, de l'échec d'autres campagnes sur la consommation de fruits et légumes... "Mangez, bougez..." est donc devenu une sorte de signature obligée de tous les spots de l'industrie agroalimentaire.

Je partage l'idée de mieux éduquer les enfants à une alimentation saine et équilibrée. Dans ce sens, je suis tout à fait favorable à des mises en garde avant et après les programmes tv qui ciblent cette population.  Pour faire simple, je serais également pour la suppression des spots tv faisant références à ces produits sucrés aux heures où les programmes "jeunes" sont diffusés. Mais je me demande aujourd'hui si l'inscription de la bannière "Mangez, bougez.." a un effet sur le comportement du télespectateur visé. L'Etat va-t-il évaluer l'éventuel effet de cette banderole imposée ? Car dans un récent article, on apprenait que les messages relatifs à la prévention ne sont pas perçus de la même façon  selon la culture et le niveau d'instruction des Français. Il serait ainsi croustillant de constater que l'incitation à "Mangez, bougez..." ne touche qu'une partie aisée de la population, déjà informée et sensibilisée sur ce sujet, au détriment d'une autre catégorie qui attend un autre message sur son pouvoir d'achat. Allez dire à une famille nombreuse vivant avec un seul et faible revenu et scrutant l'évolution du prix au litre du lait de manger des fruits ou des légumes (chers). Toute cette propagande de l'éducation et la prévention pour la santé n'a aucun sens si elle n'est pas accompagnée par des actions concrètes sur l'accessibilité de certains produits (fruits...) pour tous.
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Jeudi 1 mai 2008
Dans la même série que ce je vous disais sur la viande avariée, je recommande cet artcile publié dans l'hebdomadaire Le Point sur la situation des abattoirs en France. Au-delà de crier au scandale sur le fait qu'on nous cahe tout, tout un mode de fonctionnement des administrations concernées est à repenser. Les Préfets semblent ne plus avoir de rôle régalien avec la pression économique : sauvegarder des bassins d'emplois passe avant tout. Je ne parle même pas des pressions des fédérations professionnelles (de la viande) dont les leaders manipulent depuis les dernières crises sanitaires les conseillers du ministère chargé de l'agriculture. Quant aux services de l'Etat, leur paupérisation est tellement alarmante qu'ils sont incapables d'exercer une pression de contrôle.
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Dimanche 13 avril 2008
Mardi 25 mars 2008, il aura fallu que le quotidien Le Parisien publie un article relatif à la présence de viandes avariées dans la chaîne alimentaire pour que le Directeur général de la Santé confirme cette information et le Directeur général de l'alimentation donne à la presse tous les détails sur le cheminement de cette viande. Pendant ce temps, rien n'était diffusé sur les sites Internet des ministères de l'Agriculture ou de la Santé (pourtant pourvu d'une rubrique sur les alertes). Ce n'est pas la première fois que la filière viande française est touchée par un incident sanitaire et au-delà de la salubrité des aliments, se pose l'éternelle question de l'information du consommateur. Les autorités sanitaires françaises préfèrent ne pas parler de leurs contrôles positifs et minimisent les faits, en accord avec les professionnels concernés.

Souvenez-vous, c'était le 28 novembre 2006, 3 jours après que plusieurs tonnes de viande avariée aient été saisies dans le Val d'Oise lors de la mise en évidence d'un traffic organisé, les services vétérinaires du Maine et Loire contrôlaient 22 tonnes de boeuf dans la société Covi, spécialisée dans la préparation de plats cuisinés, raviolis et corned beef. La viande avait été livrée le 24 novembre par l'entreprise Charal. Cinq pains de boeuf (sur 6) présentaient des défauts visuels (nécroses, lésions hémorragiques). Un autre stock de viande livré par Soviba se révélait également suspect. L'ensemble de la viande était consigné et Covi était placée sous contrôle vétérinaire. Aucune information n'était faite jusque la Direction générale de l'alimentation reconnaisse que "cette viande consignée aurait dû être au mieux destinée à l'alimention animale".  Chez Covi, on affirmait que les contrôles réalisés dans le site de production corrézien n'avait révélé aucun problème. Même son de cloche chez Soviba où l'on prétendait qu'aucun lot non conforme n'auvait été livré.

Pourtant le 15 décembre 2006, la Direction générale de l'alimentation diffusait un bulletin d'alerte et rappelle avec les Fraudes 650 000 boîtes de corned beef, 550 000 autres boîtes de la période de production n'ayant pas été distribuées dans les magasins. Covi gèrait elle-même le rappel. Toujours aucune information destinée au grand public. Or l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) considèait que "si une quantité de microbes sont très importantes, la stérélisation ne suffit pas". L'alerte européenne diffusée le 21 décembre 2006 faisait mention de "produits susceptibles d'être dangereux pour la santé humaine" et concernait la Grande Bretagne, l'Irlande, la Belgique et la Grèce. Il avait fallu que l'affaire soit dévoilée par le quotidien Le Parisien du 16 janvier 2007 pour que les autorités sanitaires parlent et répondent aux médias et fassent leur devoir d'information. Pendant ce temps, les professionnels concernés refusaient de se remettre en question.

Actualisé le 12 avril 2008 :  Et ce n'est pas fini, mercredi 9 avril 2008, l'hebdomadaire Le canard enchaîné évoquait une note de M. Bournigal, Directeur général de l'aimentation, sur l'état des abattoirs en France. Edifiant : 46% des abattoirs de volailles ne seraient pas conformes, 42 % des autres abattoirs écoperaient d'une mauvaise note.

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Jeudi 6 décembre 2007
kervasdou--.jpg Cela fait du bien de sortir des dogmes des pseudo experts et des vérités cathodiques. Jean de Kervasdoué propose  de sortir de ces discours répétés et jamais vérifiés. Je recommande "Les prêcheurs de l'apocalypse", cela se lit facilement et casse les stéréotypes médiatico politiques...
Il n'y a ainsi pas de données scientifiques en mesure de confirmer (ou de démentir) que les produits "bios" sont plus sûrs et sains pour la santé.

Extrait de la 4° de couverture :
"Le charbon est plus fatal que l'amiante. Et l'un et l'autre cent fois plus que les radiations nucléaires. 

La catastrophe de Seveso n'a tué que le directeur de l'usine : il a été assassiné par les Brigades rouges. Malgré le réchauffement de la planète, la Terre n'a pas encore atteint la température de l'an... mil. N'en déplaise aux prêcheurs de l'apocalypse, je suis fatigué de leurs discours sur la santé et l'environnement. Il est temps de remettre quelques pendules à l'heure.

Jamais l'espérance de vie n'a cessé de croître dans les pays riches, jamais leurs habitants n'ont vécu aussi vieux et en meilleure santé. Et pourtant, nous voilà englués dans le médicalement correct. Les intellectuels doutent de tout et le reste de la population croit en l'astrologie et aux maisons hantées. A qui bénéficie notre crédulité ?

Il serait plaisant de connaître les financiers des grandes associations écologistes... Celles qui stigmatisent l'ogre Tchernobyl et les grands méchants OGM, tout en abandonnant une partie de l'humanité en chemin.

Les bons sentiments ne feront rien pour réduire la contradiction majeure entre la santé d'aujourd'hui, l'économie de demain et la survie d'après-demain. La Raison et l'analyse des intérêts de chacun seront la seule chance des déshérités actuels et des réchauffés à venir".

 

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