Samedi 11 novembre 2006
Réchauffement climatique, déforestation, précipitations trop faibles : les scientifiques s'interrogent sur les raisons de la disparition progressive des neiges éternelles du Kilimandjaro, le plus haut sommet d'Afrique qui culmine à 5 895 mètres.

Les scientifiques reconnaissent manquer d'informations, en raison notamment du peu de données météorologiques locales, pour expliquer totalement la fonte des neiges sur les sommets africains. "Beaucoup de personnes disent "Oh, ce doit être le réchauffement de la planète", explique Ellen Mosley-Thompson, glaciologue à l'université américaine de l'Ohio, "mais il est irresponsable de pointer du doigt une seule cause."

Les neiges africaines ont en effet commencé à fondre vers les années 1880, soit au début de la Révolution industrielle. Depuis plus d'un siècle, l'Afrique de l'Est connaît une forte diminution du niveau des lacs et une augmentation des vents d'ouest, signe d'un climat de plus en plus sec. Selon d'autres théories, la disparition progressive des neiges éternelles en Afrique peut être attribuée à la déforestation ou à des perturbations récurrentes dans les précipitations. Couper des arbres réduit l'humidité dans l'atmosphère, ce qui diminue la couverture offerte par les nuages et la brume. En conséquence, les glaciers sont à la merci de vents secs et du soleil.

Les glaciers ne sont pas seulement splendides, ils sont aussi vitaux pour l'approvisionnement en eau. Le plus triste, c'est que bientôt, la seule glace qui restera du Kilimandjaro sera dans des frigidaires de grandes universités.
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Mercredi 14 septembre 2005

Chaque envolée du cours du pétrole provoque une sortie très écolo du gouvernement. Et il reste encore beaucoup à faire. D'ici 2010, une directive européenne va imposer aux Etats membres de produire 21% de leur électricité à partir de ressources renouvelables. L'énergie hydraulique est au maximum avec 16% des besoins, le solaire et la géothermie sont encore modestes.

Reste les éoliennes qui fleurissent partout en France au grand bonheur des maires qui augmentent les rentrées via les taxes professionnelles, des agriculteurs qui louent leur terrain... et ce malgré la colère des différentes associations pour la sauvegarde du paysage. Le gouvernement veut nous faire croire que la seule issue face à l'envolée du cours du pétrole est une prise de conscience citoyenne des consommateurs. Certes, mais ce serait oublier vite que l'Etat empoche jusqu'à 70% du prix des carburants. Richard Branson a quant à lui son idée pour faire face à cette flambée du prix du brut qui plombe également sérieusement le budget des compagnies aériennes. Le milliardaire britannique pourrait en effet créer sa propre raffinerie, Virgin Oil.

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Mardi 6 septembre 2005

Lors d'un déplacement en province ce 6 septembre, le ministre de l'agriculture Dominique Bussereau n'a pas voulu réagir aux articles du Figaro sur les cultures commerciales d'OGM en France. Il a déclaré à un journaliste de l'AFP qu'il n'était pas au courant de l'existence de cultures OGM en France. Il s'est ensuite avancé en annonçant une loi pour encadrer ces cultures à l'automne. Comment oser faire croire qu'une directive européenne "plantée" dans différents cabinets ministériels depuis plusieurs années et que le sujet de la coexistence des cultures vont en quelques jours pouvoir trouver des solutions avec les textes réglementaires nécessaires ?

Voiceofnews est en mesure de vous annoncer qu'une conseilère technique du cabinet du ministre de l'agriculture était informée dès vendredi 2 septembre 2005 de ces projets d'articles du Figaro sur les OGM mais l'information n'a pas été gérée correctement : aucune suite n'a été donnée et les personnes compétentes n'ont pas été alertées. Aucune information n'est disponible sur les cultures commerciales d'OGM depuis le site Internet interministériel sur les OGM.

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Mardi 6 septembre 2005

En 2005, plus de 500 hectares de cultures d'OGM destinés à être mis sur le marché sont cultivés dans le plus grand secret en France. C'est ce que précise Yves Miserey dans Le Figaro du 6 septembre. Voiceofnews avait déjà identifié l'opacité du gouvernement sur ce dossier et le manque de moyens dédiés à l'expertise des OGM en France. Aujourd'hui, on apprend que l'existence de cultures commerciales, dont l'encadrement réglementaire reste flou. Il s'agit principalement de maïs grain destiné au marché espagnol.  

Si les principaux experts dont l'AFSSA soulignent l'absence de danger pour la santé humaine - ces OGM sont aussi autorisés au niveau européen - la gestion sur la forme de ce dossier très délicat parait pour le moins maladroite. Le ministère de la santé et celui de l'environnement n'auraient pas apprécié ce "quoique" et auraient déjà demandé la tête de l'actuelle directrice générale de l'alimentation du ministère de l'agriculture, en charge de ce dossier. A suivre.

 
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Lundi 25 juillet 2005

OGM ; trois lettres emblématiques qui déchaînent les passions, noircissent les pages blanches de la presse et rythment l'actualité judiciaire. Une voyelle et deux consonnes qui résument mal ce que certains rejettent avec la même maladresse que celles et ceux qui les défendent.

Les services de l'Etat ont cette particularité qui marginalise la France au sein de l'Union européenne. Ils ne savent pas gérer un dossier au niveau communautaire et préfèrent s'embourber dans une exception où showbiz se conjugue écologie et médias. Le constat est simple : seuls les opposants aux OGM arrivent à bien s'organiser pour diffuser leurs messages. Au-delà du clivage CONTRE et POUR, le dossier OGM français regorge de dysfonctionnements qui servent ou desservent chacune des parties. L'Etat est magnifiquement absent de ce dossier et il n'y a que les partisans qui occupent ce vide médiatque. Le consommateur est désinformé par les firmes ou une minorité d'opposants bien organisée.

Prenons l'exemple des programmes de recherche français sur les OGM. Pourquoi le gouvernement ne s'y investit pas en désignant un porte parole crédible et en pilotant une communication ambitieuse ? Le ministère de l'agriculture a-t-il plus de crédibilité que celui de la recherche pour parler de programmes de recherche ? Pourquoi ne pas remettre dans le contexte européen chaque dossier évalué puis autorisé par Bruxelles ? Aucune volonté politique pour actualiser correctement le site Internet français dédié aux OGM avec une véritable approche pédagogique. Il faut être fonctionnaire de l'administration pour trouver une information sur ce site où tout semble caché. Si l'on remonte le processus de décision vers l'amont, toujours en se restreignant aux programmes de recherche, on découvre quelques perles. Un fonctionnaire du ministère de l'agriculture assure le secrétariat de la Commission qui évalue les OGM en France. Le bureau qui élabore la réglementation a donc aussi un oeil sur l'expertise. Rien à voir avec la volonté de l'Etat qui, depuis 1998 et la création de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, revendique une séparation entre les personnes qui évaluent le risque (les scientifiques) et celles qui le gèrent (les politiques). La réponse à la question sur la politique de la chaise vide jouée par le gouvernement sur les OGM tient notamment au fonctionnement de la Commission du génie biomolécullaire (CGB). Comment oser parler des OGM sereinement alors qu'aucun moyen n'est donné à cette structure nationale qui évalue les OGM ? Aucun secrétariat (voir plus haut), aucun employé à plein temps, pas de site Internet (c'est celui du ministère de l'agriculture) qui héberge un site pasteurisé, aucune salle de réunion puisque cette Commission n'a pas de locaux, aucun moyen pour faire de l'évaluation scientifique... Avec un président à Lille et un vice président en région parisienne, la CGB ne fait que de l'expertise documentaire en "copiant collant" des dossiers de firmes qu'elle transforme en avis.

Au-delà de tous les clivages, les OGM et notamment leurs programmes de recherche en France passent par une prise de conscience de l'Etat en investissant dans une réelle expertise scientifique dévouée à l'évaluation des OGM. Cela suppose une artculation avec le niveau européen mais surtout une sincère volonté, quelque soit la localisation de ses experts (Agence française de sécurité sanitaire des aliments ou de l'environnement...), pour que la France ait enfin des avis nationaux reconnus par la communauté scientifique, lisibles et compréhensibles par le consommateur. Seulement après cette prise en compte essentielle, il sera temps de prendre partie POUR ou CONTRE les OGM.

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