Ce pourrait être une fable ou le début d'une histoire de Paasilinna. Ce n'est en
fait qu'un focus sur l'article d'Alain Thiesse paru dans l'Est Républicain du 23/11/2008, "le sang des sangliers".
Quatre sangliers qui avaient trouvé refuge dans la cour d'une maison à Essey (Nancy) non habitée ont été abattus par le lieutenant de louveterie. Intrigué par ce récit, je découvre que le sous
titre parle de cochons sauvages et je comprends mieux le style choisi par M. Thiesse pour nous raconter cette histoire. Notre ami journaliste s'est laché avec des images fortes, des phrases courtes
pleines d'émotions guerrières et les sangliers devenus cochons sauvages sont nos meilleurs amis des animaux à la fin de l'article. On pourrait rigoler, mais c'est en page Evénements (page 2) et en
Une du quotidien. Je pense que le véhicule de M. Thiesse n'a jamais été heurté par un gentil petit cochon sauvage. Mais le coup du Grosdidier qui se poste en léger, c'est du
lourd...
"La cour du numéro 38 est une cage. Celle d'un cirque à
ciel ouvert visité par les riverains. Dans le froid et les premiers flocons de neige de l'année, l'atmosphère de la rue Parmentier va s'électriser, se surchauffer. D'un coup. Au moment où l'nu
des deux lieutenants de louveteries sort une carabine à lunette de son véhicule. Calibre 9.575 indique le lieutenant Gilles Grosdidier. Du lourd. En témoigne la taille des balles alignées dans
une cartouchière fixée à même la crosse de l'arme. Vous n'avez pas le droit de faire ça hurle une femme depuis sa fenêtre, il existe des vétérinaires dans le coin, on pet les endormir ces bêtes.
Des enfants pleurent, eux aussi ils ont compris. Un adolescent se plaque les mains jointes sur le visage. Son père l'emmène à l'écart. Entre les seringues hypodermiques et les armes, les
chasseurs onf fait leur choix. Celui de tuer. Sous l'oeil de Philippe Kierren, Gilles Grosdidier se poste en léger en surplomb, sur un muret mitoyen. A moins de 5 m des quatres bêtes. Un premier
coup de feu claque sèchement entre le mur des maisons. Une bête s'effondre. Les trois autres ne bronchent pas. Pas un grognement. Pas une tentative de fuite. Chacun une balle. Carton plein.
Terminé. Un sale boulot.... Marqué par les impacts de plomb qui ont traversé de part en part les cochons, la cour a servi de pare-balles. Un angle de tir sécurisé selon le
chasseur..."
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