Lundi 23 juin 2008
IMG-4898.jpgChaque année est la dernière. Il devait y avoir des hôtels, une autoroute... et rien de tout cela. Le circuit de Nevers Magny Cours est planté dans la campagne. Puis les politiques de la Formule 1 donnent une nouvelle chace au circuit de la nièvre française et c'est reparti pour un tour. Zoom sur l'envers du décor de Magny Cours, ce côté si français dans l'inhospitalité mérite quelques lignes.
La gare SNCF de Nevers. Des centaines de voyageurs y tansitent le dimanche (jour de la course) pour se rendre à Magny Cours et rien n'y est "fait" pour les accueillir correctement, pour fêter l'événement. Les cafés pourraient en profiter pour ouvrir un dimanche et remplir leurs caisses. Seuls deux enseignes médiocres sont ouvertes dont un superbe Döner Kebab.

La navette Gare - circuit. Les files d'attente françaises où rien n'est prévu. Des personnes achètent leur ticket sur le quai de la gare routière, d'autres dans les bus qui ouvrent leurs portes au dernier moment attendant que celui qui précède soit parti. C'est la bousculade et le charmant monsieur qui vend les tickets n'a pas de monnaie, alors quand il doit faire l'appoint (avec un tarif débile fixé à 11 euros) sans parler anglais pour les Italiens, Anglais ou Allemands... cela se complique. Le chauffeur offrirera un gand moment de conduite avec téléphone portable au volant pour vérifier son chemin entre les charolaises, l'héliport et le bout du parking.

L'arrivée. Aucun accueil, les passagers des bus foulent une route qui contourne le circuit et longe l'héliport pour accéder à l'entrée principale, le tout dans une sécurité très précaire. Chacun se dirige vers sa tribune ou sa colline enherbée. Les plus chanceux arrivent au pied de leurs tribunes. Imaginez ces personnes qui ont payé 300 euros pour suivre leurs idoles. Ils voient des gradins dignes de stades de football de division d'honneur, non couverts, où aucun accueil digne de ce nom n'est organisé. Les toilettes ne ressemblent même pas aux sanitaires d'un camping 1 étoile et un seul distributeur de billets est mis à disposition pour le public. Allez dans un tournoi international de tennis, à ce prix là, on vous offre un verre, une casquette... Admettons que La Formula One Organization régente tout ; la casquettIMG-4958.jpge à 20 euros, le t-shirt à 40 euros (et plus il y a de sponsors, plus c'est cher), la bière à 6 euros... Mais comme beaucoup d'autres sports où les dollars sont rois, force est de constater qu'il y a une fracture entre un public populaire et passionné qui se saigne pour entendre et apercevoir des F1 et un cercle restreint et très hermétique où des vedettes et journalistes parisiens d'un jour s'incrustent pour siroter du champagne. Quand enfin les "petites" personnes s'installent sur leur siège, elles découvrent un circuit mal conçu où rien n'est fait pour rapprocher les pilotes des spectateurs. Les écrans géants ne sont pas visibles de toutes les tribunes. Rien n'est fait pour expliquer l'évolution de la course.

En rentrant sur Nevers, je discute avec un Japonais qui a spécialement fait le voyage pour vivre ce Grand Prix. Trois jours à Magny Cours et il retourne au Japon, mais avec quelle image ? Quelle honte vis-à-vis de ces touristes qui n'ont pas du tout l'impression d'être dans un Etat membre de l'Union européenne. Messieurs les organisateurs locaux et autres membres des collectivités locales et territoriales, ce n'est pas du tout le caractère campagnard qui est reproché au circuit de Magny Cours mais bien l'incompétence de ses organisateurs.
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Mardi 20 novembre 2007

montoyaBuschWins.jpgSouvenez-vous de ce claquage de porte peu académique après 95 courses et 7 victoires. Juan Pablo Montoya avait dit tout haut ce qu'il pensait de la Formule 1 et de son ennui à disputer les Grands Prix au volant d'une Mc Laren. Aujourd'hui, le pilote colombien n'a aucune raison d'avoir des regrets sur ce départ. Il vient d'être désigné meilleur débutant de l'année devenant le premier non-Américain depuis septembre 1974 à remporter une épreuve du championnat Nascar, la course de Sonoma.

Grâce à Montoya, le Nascar a franchi la frontière des Etats-Unis, 40% des visiteurs de son site internet proviennent de l'étranger. Dans le même temps, la vente des produits dérivés de son écurie a fait un bond de 200% par rapport à l'an passé.

Mais Juan Pablo Montoya restera à jamais l'homme aux coups de gueules imprévisibles, par exemple n'hésitant pas à humilier Michaël Schumacher lors d'une conférence de presse commune.

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Lundi 22 octobre 2007
kimi.jpgSouvenez vous de ses débuts sur une Sauber en 2001. Lorsque Kimi Räikkönen remplace son compatriote Mika Häkkinen chez Mac Laren Mercedes en 2002, tous les commentateurs sportifs ne juraient que sur ses prochains titres de champion du monde. Le jeune Kimi est finalement resté quatre ans dans l'équipe de Ron Dennis qui n'a cessé de se montrer perplexe sur les soirées arrosées de son jeune poulain finalandais. Car en dehors des pistes de danse, Kimi Räikkönen n'a pas connu la pleine réussite sur celles des circuits. En 2003, il se fait rafler le titre par Michael Schumacher, alors chez Ferrari, lors de la dernière course de la saison. En 2005, c'est au tour de Fernando Alonso de lui souffler le titre.

En 2007, Kimi Räikkönen avait remporté la première course en Australie puis rencontré quelques déboires avant de revenir et de remporter six courses. En s'imposant dans l'ultime épreuve du championnat du monde, au Brésil, il souffle la politesse aux pilotes Mac Laren, passant de la 3° place du classement du championnat du monde des pilotes à la 1ère. La boucle est bouclée et Räikkönen est enfin récompensé. Un coup de génie au moment où ses adversaires (et notamment Lewis Hamilton) n'ont pas connu la même réussite accompagnée par une maladresse de leur équipe. Ainsi Lewis Hamilton ne sera pas le plus jeune pilote champion du monde de Formule 1. Le comte de fée du Britannique s'arrête sur le tracé d'Interlagos qui aura livré une course à suspens, accouchant d'un podium final du classement du championnat inédit, puisque les trois premiers se tiennent en trois points. Dimanche soir, alors que Kimi savourait quelques vodkas accompagnées d'un alcool local, Hamilton devait repenser à ses deux dernières courses. Comment a-t-il pu laisser filer ce titre avec 13 points d'avance sur celui qui allait être sacré au Brésil ? Hamilton restera tout de même aux yeux de tous la révélation de la saison 2007. Quant au nouveau champion du monde, sa superbe fin de saison a fait oublier la sombre histoire d'espionnage entre Mac Laren et Ferrari. En effet, même si l'équipe germano britannique de Ron Dennis n'avait pas été pénalisée, les performances des Ferrari et notamment du Finlandais aurait placé l'équipe italienne à la 1ère place du championnat des constructeurs.
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Dimanche 7 octobre 2007
vettel.jpgOn dit de lui que c'est le bébé Schumacher. Il y a une semaine, il s'était illustré sous la pluie du Mont Fuji (Japon), passant du paradis à l'enfer lors d'un accrochage sous le régime de la voiture de sécurité. Ce matin lors de l'avant dernier Grand Prix de Formule 1 de la saison 2007, Sebastian Vettel a réussi la course parfaite. Parti 17° suite à une pénalité, le jeune allemand âgé de 20 ans a ramené les premiers points de l'équipe Toro Rosso en terminant 4° d'une course perturbée par la pluie et marquée par l'abandon du leader du championnat, Lewis Hamilton*. Le copropriétaire de Toro Rosso, Gerhard Berger, pouvait se montrer heureux à l'issue de cette course puisque ses deux voitures sont dans les points avec Liuzzi qui se classe 6°.

En triomphant en Chine, Kimi Räikkönen conserve une chance de remporter le titre. Idem pour Fernando Alonso qui termine derrière le Finlandais. Rendez-vous donc au Brésil pour l'ultime course de la saison avec 3 pilotes qui se battront pour le titre.

*
Il faudra m'expliquer comment une équipe du prestige de Mac Laren peut laisser un de ses pilotes en piste se battre avec un train arrière et prendre 7 secondes au tour face à la concurrence et ainsi attendre le tour de trop pour le faire rentrer aux puits. Hamilton avait les 10 points de la victoire qui lui tendaient la main, cette erreur d'équipe pourrait lui coûter très cher au moment de faire les comptes dans 15 jours à Sao Polo.



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Jeudi 13 septembre 2007
Il y a une semaine, le flegmatique britannique Ron Dennis avait laissé apparaître des émotions inhabituelles après le Grand Prix de Monza, en Italie. Ces larmes ne marquaient pas le bonheur de voir ses deux pilotes (Alonso et Hamilton) offrir un nouveau doublé à son équipe. Elles anticipaient la crainte de la décision du Conseil mondial extraordinaire de la FIA, ce 13 septembre. Car si ce Conseil mondial avait une première fois épargné l'équipe Mac Laren en juillet 2007, cette seconde édition s'annonçait mal pour Ron Dennis.

La FIA a donc choisi de punir une équipe (100 millions de dollars d'amende et suppression des points gagnés en 2007) pour sanctionner le comportement individuel de deux hommes (Coughlan et Stepney). Une décision étrange qui épargne les pilotes Fenando Alonso et Lewis Hamilton et le fameux traitre de la Scuderia. Le service presse de Ferrari a par ailleurs diffusé tous les épisodes de ce feuilleton dans les moindres détails (conversations de pilotes, informations judiciaires...) mais les 2 ingénieurs anglais à l'origine de cette affaire ont étrangement disparu. Ils n'étaient même pas à l'audience de ce fameux Conseil mondial.


Je suis partagé entre vous dire que l'espionnage est une coutume à ce niveau de la compétition : relévés télémétriques, faux photographes... et vous avouer que s'il y a eu tricherie elle doit être punie. Tout en sachant que ce n'est pas cela qui fait progresser une voiture et améliore le développement d'une Formule 1 pour écraser la concurrence. L'écart considérable de performance entre Ferrari et Mac Laren cette saison ne peut être ramené aux bienfaits d'un tel "espionnage". Tout le monde sait que les voitures rouges ont manqué de fiabilité. Tout le monde sait également que Max Mosley (président de la FIA), a des rapports pour le moins tendus avec Ron Dennis depuis plusieurs années. Le fils de l'ancien président du parti fasciste anglais ne cache en effet pas aux médias sa haine envers le patron de Mac Laren. Ferrari a  par ailleurs été remis en scelle par la FIA qui avait à l'époque tout fait pour que Michael Schumacher pilote une Formule 1 italienne. Aujourd'hui, Ferrari se congratule de pouvoir gagner le championnat constructeur sur le tapis vert. Si on se moque du monde en faisant croire qu'un patron d'une équipe n'avait pas connaissance de données échangées entre ses pilotes et une partie de ses techniciens et ingénieurs, on se moque également du monde quand on nous raconte l'histoire d'un patron d'une boutique anglaise qui a appelé la Scuderia après avoir eu à faire des photocopies d'un document sur les règlages du chassis Ferrari...

La situation est donc débile : Alonso et Hamilton vont se disputer le titre des pilotes 2007 sur des voitures supprimées du championnat de la même année. La FIA ne voulait pas scier une branche sur laquelle elle est confortablement assise. Ejecter Mac Laren et l'enfumer est une chose. Se priver de rentrées publicitaires (via les droits tv) en coupant le suspens de la fin du Championnat des pilotes en est une autre.

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