formule 1


Samedi 12 septembre 2009
A quelques dizaines de kilomètres du centre de Milan, le parc de Monza est, depuis des décennies, l'endroit privilégié où tous les fanatiques du sport automobile que compte l'Italie donnent libre cours à leur folle exubérance. La piste est vieillotte, inintéressante, car trop rapide et parsemée de chicanes greffées à l'emporte pièce au fil des années. Lorsqu'ils n'assaillent pas le paddock, les spectateurs bâtissent leurs propres échafaudages pour mieux dominer le circuit. Des installations branlantes depuis lesquelles ils peuvent contempler les objets de leur adoration : les Ferrari.
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Vendredi 19 septembre 2008

L'image était saisissante sur le podium du Grand Prix de Monza (Italie). Le visage poupon de Vettel transpirait la même joie et la même émotion que celui de son directeur, Berger, qui aurait pu être son père. Que de premières pour un pilote et un directeur ex pilote.

En 2007, Sebastian Vettel avait déjà inscrit son nom dans l'histoire de la Formule 1 en devenant le plus jeune pilote (19 ans) à inscrire des points lors de son premier Grand Prix. Depuis cette date, seul le grand public ne le connaissait pas. Chose réparée avec la prestation de l'Allemand à Monza dimanche 14 septembre 2008. Vettel a roulé sous la pluie, partant de la pole position, pour imposer sa Toro Rosso au nez et à la barbe des plus grandes équipes. Une humiliation pour l'équipe officielle Red Bull, motorisée par Renault. Un sacré coup pour Gerhard Berger, copropriétaire de Toro Rosso, ex Minardi, basée en Italie. Une aubaine pour les spectateurs italiens qui ont eu droit à l'heure hymne national après celui du jeune vainqueur - le dernier pilote allemand vainqueur d'un Grand Prix était un certain Schumacher. Ce dernier n'arrête pas de crier haut et fort tout le bien qu'il pense du jeune déniché par Berger. L'ancien pilote autrichien ne jure que par les futurs titres de son jeune prodige.

L'ascencion de ce Mozart de la F1 fait rêver. En 2003, à 16 ans, il faisait ses débuts en sport automobile en championnat d'Allemagne de formule BMW, où il terminait deuxième, dès sa première saison. En 2005, il passait à la formula 3 Euroseries où évoluait aussi Lewis Hamilton, puis il rejoignait la F1 pendant l'été 2006, comme troisième pilote au sein de l'écurie BMW-Sauber. Il effectuait ensuite ses débuts en F1 au Grand Prix des Etats-Unis en 2007. L'année prochaine, Vettel quittera la junior team Toro Rosso pour prendre le siège du vétéran David Coulthard chez Red Bull. Un histoire de famille.

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Lundi 23 juin 2008
IMG-4898.jpg Chaque année est la dernière. Il devait y avoir des hôtels, une autoroute... et rien de tout cela. Le circuit de Nevers Magny Cours est planté dans la campagne. Puis les politiques de la Formule 1 donnent une nouvelle chace au circuit de la nièvre française et c'est reparti pour un tour. Zoom sur l'envers du décor de Magny Cours, ce côté si français dans l'inhospitalité mérite quelques lignes.
La gare SNCF de Nevers. Des centaines de voyageurs y tansitent le dimanche (jour de la course) pour se rendre à Magny Cours et rien n'y est "fait" pour les accueillir correctement, pour fêter l'événement. Les cafés pourraient en profiter pour ouvrir un dimanche et remplir leurs caisses. Seuls deux enseignes médiocres sont ouvertes dont un superbe Döner Kebab.

La navette Gare - circuit. Les files d'attente françaises où rien n'est prévu. Des personnes achètent leur ticket sur le quai de la gare routière, d'autres dans les bus qui ouvrent leurs portes au dernier moment attendant que celui qui précède soit parti. C'est la bousculade et le charmant monsieur qui vend les tickets n'a pas de monnaie, alors quand il doit faire l'appoint (avec un tarif débile fixé à 11 euros) sans parler anglais pour les Italiens, Anglais ou Allemands... cela se complique. Le chauffeur offrirera un gand moment de conduite avec téléphone portable au volant pour vérifier son chemin entre les charolaises, l'héliport et le bout du parking.

L'arrivée. Aucun accueil, les passagers des bus foulent une route qui contourne le circuit et longe l'héliport pour accéder à l'entrée principale, le tout dans une sécurité très précaire. Chacun se dirige vers sa tribune ou sa colline enherbée. Les plus chanceux arrivent au pied de leurs tribunes. Imaginez ces personnes qui ont payé 300 euros pour suivre leurs idoles. Ils voient des gradins dignes de stades de football de division d'honneur, non couverts, où aucun accueil digne de ce nom n'est organisé. Les toilettes ne ressemblent même pas aux sanitaires d'un camping 1 étoile et un seul distributeur de billets est mis à disposition pour le public. Allez dans un tournoi international de tennis, à ce prix là, on vous offre un verre, une casquette... Admettons que La Formula One Organization régente tout ; la casquett IMG-4958.jpg e à 20 euros, le t-shirt à 40 euros (et plus il y a de sponsors, plus c'est cher), la bière à 6 euros... Mais comme beaucoup d'autres sports où les dollars sont rois, force est de constater qu'il y a une fracture entre un public populaire et passionné qui se saigne pour entendre et apercevoir des F1 et un cercle restreint et très hermétique où des vedettes et journalistes parisiens d'un jour s'incrustent pour siroter du champagne. Quand enfin les "petites" personnes s'installent sur leur siège, elles découvrent un circuit mal conçu où rien n'est fait pour rapprocher les pilotes des spectateurs. Les écrans géants ne sont pas visibles de toutes les tribunes. Rien n'est fait pour expliquer l'évolution de la course.

En rentrant sur Nevers, je discute avec un Japonais qui a spécialement fait le voyage pour vivre ce Grand Prix. Trois jours à Magny Cours et il retourne au Japon, mais avec quelle image ? Quelle honte vis-à-vis de ces touristes qui n'ont pas du tout l'impression d'être dans un Etat membre de l'Union européenne. Messieurs les organisateurs locaux et autres membres des collectivités locales et territoriales, ce n'est pas du tout le caractère campagnard qui est reproché au circuit de Magny Cours mais bien l'incompétence de ses organisateurs.
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Mardi 20 novembre 2007

montoyaBuschWins.jpg Souvenez-vous de ce claquage de porte peu académique après 95 courses et 7 victoires. Juan Pablo Montoya avait dit tout haut ce qu'il pensait de la Formule 1 et de son ennui à disputer les Grands Prix au volant d'une Mc Laren. Aujourd'hui, le pilote colombien n'a aucune raison d'avoir des regrets sur ce départ. Il vient d'être désigné meilleur débutant de l'année devenant le premier non-Américain depuis septembre 1974 à remporter une épreuve du championnat Nascar, la course de Sonoma.

Grâce à Montoya, le Nascar a franchi la frontière des Etats-Unis, 40% des visiteurs de son site internet proviennent de l'étranger. Dans le même temps, la vente des produits dérivés de son écurie a fait un bond de 200% par rapport à l'an passé.

Mais Juan Pablo Montoya restera à jamais l'homme aux coups de gueules imprévisibles, par exemple n'hésitant pas à humilier Michaël Schumacher lors d'une conférence de presse commune.

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Lundi 22 octobre 2007
kimi.jpg Souvenez vous de ses débuts sur une Sauber en 2001. Lorsque Kimi Räikkönen remplace son compatriote Mika Häkkinen chez Mac Laren Mercedes en 2002, tous les commentateurs sportifs ne juraient que sur ses prochains titres de champion du monde. Le jeune Kimi est finalement resté quatre ans dans l'équipe de Ron Dennis qui n'a cessé de se montrer perplexe sur les soirées arrosées de son jeune poulain finalandais. Car en dehors des pistes de danse, Kimi Räikkönen n'a pas connu la pleine réussite sur celles des circuits. En 2003, il se fait rafler le titre par Michael Schumacher, alors chez Ferrari, lors de la dernière course de la saison. En 2005, c'est au tour de Fernando Alonso de lui souffler le titre.

En 2007, Kimi Räikkönen avait remporté la première course en Australie puis rencontré quelques déboires avant de revenir et de remporter six courses. En s'imposant dans l'ultime épreuve du championnat du monde, au Brésil, il souffle la politesse aux pilotes Mac Laren, passant de la 3° place du classement du championnat du monde des pilotes à la 1ère. La boucle est bouclée et Räikkönen est enfin récompensé. Un coup de génie au moment où ses adversaires (et notamment Lewis Hamilton) n'ont pas connu la même réussite accompagnée par une maladresse de leur équipe. Ainsi Lewis Hamilton ne sera pas le plus jeune pilote champion du monde de Formule 1. Le comte de fée du Britannique s'arrête sur le tracé d'Interlagos qui aura livré une course à suspens, accouchant d'un podium final du classement du championnat inédit, puisque les trois premiers se tiennent en trois points. Dimanche soir, alors que Kimi savourait quelques vodkas accompagnées d'un alcool local, Hamilton devait repenser à ses deux dernières courses. Comment a-t-il pu laisser filer ce titre avec 13 points d'avance sur celui qui allait être sacré au Brésil ? Hamilton restera tout de même aux yeux de tous la révélation de la saison 2007. Quant au nouveau champion du monde, sa superbe fin de saison a fait oublier la sombre histoire d'espionnage entre Mac Laren et Ferrari. En effet, même si l'équipe germano britannique de Ron Dennis n'avait pas été pénalisée, les performances des Ferrari et notamment du Finlandais aurait placé l'équipe italienne à la 1ère place du championnat des constructeurs.
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