Vendredi 19 septembre 2008
L'image était saisissante sur le podium du Grand Prix de Monza (Italie). Le visage poupon de Vettel transpirait la même joie et la même émotion que celui de son directeur, Berger, qui aurait pu
être son père. Que de premières pour un pilote et un directeur ex pilote.
En 2007, Sebastian Vettel avait déjà inscrit son nom dans l'histoire de la Formule 1 en devenant le plus jeune pilote (19 ans) à inscrire des points lors de son premier Grand Prix. Depuis cette
date, seul le grand public ne le connaissait pas. Chose réparée avec la prestation de l'Allemand à Monza dimanche 14 septembre 2008. Vettel a roulé sous la pluie, partant de la pole position, pour
imposer sa Toro Rosso au nez et à la barbe des plus grandes équipes. Une humiliation pour l'équipe officielle Red Bull, motorisée par Renault. Un sacré coup pour Gerhard Berger, copropriétaire de
Toro Rosso, ex Minardi, basée en Italie. Une aubaine pour les spectateurs italiens qui ont eu droit à l'heure hymne national après celui du jeune vainqueur - le dernier pilote allemand vainqueur
d'un Grand Prix était un certain Schumacher. Ce dernier n'arrête pas de crier haut et fort tout le bien qu'il pense du jeune déniché par Berger. L'ancien pilote autrichien ne jure que par les
futurs titres de son jeune prodige.
L'ascencion de ce Mozart de la F1 fait rêver. En 2003, à 16 ans, il faisait ses débuts en sport automobile en championnat d'Allemagne de formule BMW, où il terminait deuxième, dès sa première
saison. En 2005, il passait à la formula 3 Euroseries où évoluait aussi Lewis Hamilton, puis il rejoignait la F1 pendant l'été 2006, comme troisième pilote au sein de l'écurie BMW-Sauber. Il
effectuait ensuite ses débuts en F1 au Grand Prix des Etats-Unis en 2007. L'année prochaine, Vettel quittera la junior team Toro Rosso pour prendre le siège du vétéran David Coulthard chez Red
Bull. Un histoire de famille.
Souvenez-vous de ce claquage de porte peu académique après 95
courses et 7 victoires. Juan Pablo Montoya avait dit tout haut ce qu'il pensait de la Formule 1 et de son ennui à disputer les
Grands Prix au volant d'une Mc Laren. Aujourd'hui, le pilote colombien n'a aucune raison d'avoir des regrets sur ce départ. Il vient d'être désigné meilleur débutant de l'année devenant le
premier non-Américain depuis septembre 1974 à remporter une épreuve du championnat Nascar, la course de Sonoma.
Grâce à Montoya, le Nascar a franchi la frontière des Etats-Unis, 40% des visiteurs de son site internet proviennent de l'étranger. Dans le même temps, la vente des produits dérivés de son écurie
a fait un bond de 200% par rapport à l'an passé.
Mais Juan Pablo Montoya restera à jamais l'homme aux coups de gueules imprévisibles,
par exemple n'hésitant pas à humilier Michaël Schumacher lors d'une conférence de presse commune.
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