Dimanche 6 juillet 2008

Alors que la France vient de prendre la présidence de l'UE, je ne résiste pas à vous rappeler cette histoire qui date de 2005, mais qui n'a pas évolué depuis... Contacté par téléphone le ministère français de l'agriculture n'a pas souhaité répondre à mes questions relatives notamment au paiement de cette amende.


Vingt millions d'euros, c'est l'amende infligée par la Cour européenne de justice (CEJ) le 12 juillet 2005 à la France. Motif ? Violation de la législation européenne sur la protection des poissons en voie de disparition. La CEJ enfonce le clou dans son commentaire : "la France a manqué de façon grave et persistante à ses obligations communautaires en matière de pêche".

A Paris, silence radio sur le fait que la France viole depuis 1991 les mesures mises en place au niveau européen pour protéger les stocks des espèces menacées de disparition. Aucun commentaire non plus sur le fait que la CJE reproche à la France de n’avoir pas imposé à ses pêcheurs d’utiliser des filets aux maillages réglementaires, c’est-à-dire suffisamment larges pour ne pas capturer les poissons trop petits, et de n’avoir pas sanctionné ceux qui vendaient leurs prises inférieures à la taille minimale fixée par Bruxelles. Résultat : Paris se voit condamnée à une amende forfaitaire de 20 millions d’euros, assortie de 57,8 millions d’euros supplémentaires pour tout semestre passé en non-conformité avec la législation communautaire. Il s’agit là de la condamnation la plus sévère jamais rendue dans ce domaine.


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Samedi 5 juillet 2008
Saviez-vous que Sète était le premier port thonnier de la Libye ? Onze senneurs français sont devenus tripolitains et émargent ainsi aux quotas français et lybiens.  Les ONG crient au scandale et appuient les recommandations des scientifiques concernant la taille minimale de prise pour les senneurs (qui devait passer de 10 à 30 kilos). Quant aux avions utlisés pour repérer les bancs de poissons, il ne s'agirait que d'avions de tourisme selon les pêcheurs. Pire encore, les filets maillants et dérivants qui capturent des petites thons rouges sont toujours utilisés en Méditerranée malgré leur interdiction en 2002. En septembre 2007, la Commission européenne, reconnaissant son incapacité à contrôler les captures de thons rouges, décréta la fermeture de toutes les pêcheries en Méditerranée. Depuis cette date, la pêche française au thon rouge est sous le feu de la Commission : dépassement des quotas, vente sous fausses appellations, blanchiment des captures par la revente de quotas à d'autres pays. La gestion des pêcheries françaises au thon rouge illustre le laxisme des autorités de contrôle et de son ministère (actuellement Barnie de la rue de Varenne) qui préfère défendre le lobby des pêcheurs et aller à l'encontre des objectifs européens de gestion des ressources halieutiques. Seules les ONG font bouger les choses à côté de la FAO. Des initiatives nationales sont indispensables pour accélérer les engagements en faveur du thon rouge et du poisson en général. En janvier 2008, les autorités suédoises ont annoncé la réduction de 30% de leur flotte de pêche afin de limiter les captures, pour un coût total estimé à 21 millions d'euros. La connaissance, le débat et l'opinion qui existent dans certains pays brillent par leur absence en France.
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Lundi 17 décembre 2007
C'est le genre de personne qui ne laisse pas indifférent. En juillet 2007, Maria Amelia Lopez découvrait Internet depuis son village de Galice, en Espagne. Quelques mois plus tard, le blog de cette grand-mère énergique a reçu plus de 340 000 visites du monde entier. Même le Premier ministre espagnol y est allé de son commentaire. Il faut dire que ses articles sont pour le moins engagés. Ils dénoncent par exemple les maisons de retraite, accusées de surmédicamenter les vieux pour qu'ils regardent la télévision. A voir ici.
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Jeudi 25 mai 2006
Selon une étude publiée par une grande société de restauration collective germanique (Apetito), le classique saucisse-frites reste le plat préféré des Allemands à la cantine. "Les Allemands sont plutôt conservateurs quand il s'agit de choisir leur menu", commente Apetito, qui a compilé les choix de 100.000 clients dans les cantines qu'il fournit. Les spaghetti à la sauce bolognaise talonnent la saucisse au curry et ses frites, les saucisses bavaroises et leur purée arrivant en troisième position. Le top ten dressé par Apetito fait également apparaître d'autres classiques de la cuisine allemande, comme les roulades de boeuf accompagnées de pommes de terre et la "solide escalope forestière et pommes de terre sautées". Une prochaine étude pourrait analyser les répercussions de ces plats préférés sur l'évolution de l'obésité dans la jeunesse allemande qui délaisserait le traditionnel sport étude de la demi journée pour errer entre snacks et consoles vidéos.
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Mercredi 5 avril 2006

A un peu plus d'une heure de vol de Paris, des milliers de jeunes Français profitent à Dublin d'une société de plein emploi, avec ses avantages mais aussi une précarité certaine. Ils sont au moins 17 000 dans la capitale de l'Irlande et si tous ne sont pas diplômés, mais la plupart se débrouillent en anglais.


La croissance de l'économie irlandaise est si forte (+ de 5% par an) que la main-d'oeuvre locale n'y suffit plus depuis longtemps. Il y a sans cesse des jobs non pourvus dans tous les secteurs, de l'informatique à la restauration en passant par la vente ou le bâtiment. 


Véronique, 24 ans, a obtenu son diplôme de sommelière à Bordeaux il y a deux ans. Lassée de se voir offrir des postes de serveuse, elle a débarqué dans la capitale irlandaise avec son c.v. en poche et une chambre dans une auberge de jeunesse. Elle a trouvé immédiatement un emploi d'assistante-sommelière dans un grand restaurant et trois mois plus tard, a été rejointe par mon ami, qui avait été embauché comme réceptionniste dans un hôtel.

Yannick, 25 ans, a navigué de petits boulots en contrats d'intérim pendant les trois ans suivant sa sortie de l'IUT d'informatique. Il a choisi de travailler ici pour améliorer son anglais et améliorer ses chances de trouver un emploi à son retour en France. Après deux entretiens téléphoniques et une visite express à Dublin, le géant américain Hewlett-Packard l'a embauché dans un centre d'appel... à destination de clients français.

Les contrats de travail irlandais sont les mêmes quel que soit l'âge du salarié: une période d'essai de six mois renouvelable une fois, pendant laquelle chaque partie peut mettre fin au contrat avec un préavis d'une semaine. La durée du préavis passe ensuite à un mois. A ce stade, un éventuel licenciement doit être justifié par écrit, mais la procédure reste peu contraignante. Les contrats temporaires sont rares dans ce contexte. Le SMIC horaire est de 7 euros nets. L'indemnité-chômage est forfaitaire et très maigre - 200 euros par semaine - au regard du coût de la vie. Cela ne trouble pas le consensus dans une ville où le taux de chômage est officiellement de 3%.

Tout n'est cependant pas idyllique au pays du plein emploi où il vaut mieux être en bonne santé ; la consultation chez un généraliste est à 60 euros non remboursés. Finalement, Dublin c'est peut être une autre forme de précarité mais contrairement à la situation française, il y a là-bas un espoir pour la jeunesse.

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