Alors que la France vient de prendre la présidence de l'UE, je ne résiste pas à vous rappeler cette histoire qui date de
2005, mais qui n'a pas évolué depuis... Contacté par téléphone le ministère français de
l'agriculture n'a pas souhaité répondre à mes questions relatives notamment au paiement de cette amende.
Vingt millions d'euros, c'est l'amende infligée par la Cour européenne de justice (CEJ) le 12 juillet 2005 à la France.
Motif ? Violation de la législation européenne sur la protection des poissons en voie de disparition. La CEJ enfonce le clou dans son commentaire : "la France a manqué de façon grave et
persistante à ses obligations communautaires en matière de pêche".
A Paris, silence radio sur le fait que la France viole depuis 1991 les mesures mises en place au niveau
européen pour protéger les stocks des espèces menacées de disparition. Aucun commentaire non plus sur le fait que la CJE reproche à la France de n’avoir pas imposé à ses pêcheurs d’utiliser des
filets aux maillages réglementaires, c’est-à-dire suffisamment larges pour ne pas capturer les poissons trop petits, et de n’avoir pas sanctionné ceux qui vendaient leurs prises inférieures à la
taille minimale fixée par Bruxelles. Résultat : Paris se voit condamnée à une amende forfaitaire de 20 millions d’euros, assortie de 57,8 millions d’euros supplémentaires pour tout
semestre passé en non-conformité avec la législation communautaire. Il s’agit là de la condamnation la plus sévère jamais rendue dans ce domaine.
Selon une étude publiée par une grande société de restauration collective germanique (Apetito), le classique saucisse-frites reste le plat préféré des Allemands à la cantine. "Les Allemands sont plutôt conservateurs quand il s'agit de choisir leur menu", commente Apetito, qui a compilé les choix de 100.000 clients dans les cantines qu'il fournit. Les spaghetti à la sauce bolognaise talonnent la saucisse au curry et ses frites, les saucisses bavaroises et leur purée arrivant en troisième position. Le top ten dressé par Apetito fait également apparaître d'autres classiques de la cuisine allemande, comme les roulades de boeuf accompagnées de pommes de terre et la "solide escalope forestière et pommes de terre sautées". Une prochaine étude pourrait analyser les répercussions de ces plats préférés sur l'évolution de l'obésité dans la jeunesse allemande qui délaisserait le traditionnel sport étude de la demi journée pour errer entre snacks et consoles vidéos.
A un peu plus d'une heure de vol de Paris, des milliers de jeunes Français profitent à Dublin d'une société de plein emploi, avec ses avantages mais aussi une précarité certaine. Ils sont au moins 17 000 dans la capitale de l'Irlande et si tous ne sont pas diplômés, mais la plupart se débrouillent en anglais.
La croissance de l'économie irlandaise est si forte (+ de 5% par an) que la main-d'oeuvre locale n'y suffit plus depuis longtemps. Il y a sans cesse des jobs non pourvus dans tous les secteurs, de l'informatique à la restauration en passant par la vente ou le bâtiment.
Véronique, 24 ans, a obtenu son diplôme de sommelière à Bordeaux il y a deux ans. Lassée de se voir offrir des postes de serveuse, elle a débarqué dans la capitale irlandaise avec son c.v. en poche et une chambre dans une auberge de jeunesse. Elle a trouvé immédiatement un emploi d'assistante-sommelière dans un grand restaurant et trois mois plus tard, a été rejointe par mon ami, qui avait été embauché comme réceptionniste dans un hôtel.
Yannick, 25 ans, a navigué de petits boulots en contrats d'intérim pendant les trois ans suivant sa sortie de l'IUT d'informatique. Il a choisi de travailler ici pour améliorer son anglais et améliorer ses chances de trouver un emploi à son retour en France. Après deux entretiens téléphoniques et une visite express à Dublin, le géant américain Hewlett-Packard l'a embauché dans un centre d'appel... à destination de clients français.
Les contrats de travail irlandais sont les mêmes quel que soit l'âge du salarié: une période d'essai de six mois renouvelable une fois, pendant laquelle chaque partie peut mettre fin au contrat avec un préavis d'une semaine. La durée du préavis passe ensuite à un mois. A ce stade, un éventuel licenciement doit être justifié par écrit, mais la procédure reste peu contraignante. Les contrats temporaires sont rares dans ce contexte. Le SMIC horaire est de 7 euros nets. L'indemnité-chômage est forfaitaire et très maigre - 200 euros par semaine - au regard du coût de la vie. Cela ne trouble pas le consensus dans une ville où le taux de chômage est officiellement de 3%.
Tout n'est cependant pas idyllique au pays du plein emploi où il vaut mieux être en bonne santé ; la consultation chez un généraliste est à 60 euros non remboursés. Finalement, Dublin c'est peut être une autre forme de précarité mais contrairement à la situation française, il y a là-bas un espoir pour la jeunesse.
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