UE : une présidence française rouge de thon

Publié le par gunnar

Saviez-vous que Sète était le premier port thonnier de la Libye ? Onze senneurs français sont devenus tripolitains et émargent ainsi aux quotas français et lybiens.  Les ONG crient au scandale et appuient les recommandations des scientifiques concernant la taille minimale de prise pour les senneurs (qui devait passer de 10 à 30 kilos). Quant aux avions utlisés pour repérer les bancs de poissons, il ne s'agirait que d'avions de tourisme selon les pêcheurs. Pire encore, les filets maillants et dérivants qui capturent des petites thons rouges sont toujours utilisés en Méditerranée malgré leur interdiction en 2002. En septembre 2007, la Commission européenne, reconnaissant son incapacité à contrôler les captures de thons rouges, décréta la fermeture de toutes les pêcheries en Méditerranée. Depuis cette date, la pêche française au thon rouge est sous le feu de la Commission : dépassement des quotas, vente sous fausses appellations, blanchiment des captures par la revente de quotas à d'autres pays. La gestion des pêcheries françaises au thon rouge illustre le laxisme des autorités de contrôle et de son ministère (actuellement Barnie de la rue de Varenne) qui préfère défendre le lobby des pêcheurs et aller à l'encontre des objectifs européens de gestion des ressources halieutiques. Seules les ONG font bouger les choses à côté de la FAO. Des initiatives nationales sont indispensables pour accélérer les engagements en faveur du thon rouge et du poisson en général. En janvier 2008, les autorités suédoises ont annoncé la réduction de 30% de leur flotte de pêche afin de limiter les captures, pour un coût total estimé à 21 millions d'euros. La connaissance, le débat et l'opinion qui existent dans certains pays brillent par leur absence en France.

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